Divagations funky au long des méandres d'un monde blogalisé

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Salles obscures

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05Mar

Happiness is real only when shared

Into the wild
C'est amusant de voir que je reviens à mon premier mode de remplissage de blog, à savoir les films que je vais voir. Il est vrai que récemment ma fréquentation des salles obscures a augmenté, et qu'entre les films et le labo, il ne reste plus beaucoup de place pour d'autres activités. Hier soir c'était donc le tour d'Into the Wild, réalisé par Sean Penn d'après l'histoire vraie d'un jeune "graduate" qui rompt avec sa famille, la société de consommation et les codes culturels de son milieu social, et cherche dans la communion avec les grands espaces américains un sens à sa vie. Il prétend trouver dans la nature ce qu'on ne peut trouver dans les relations humaines, mais au cours de son périple du Colorado à l'Alaska, c'est bien ses rencontres qui vont compter, plus que ses talents de canioning ou d'ermite.
Et c'est bien la conclusion à laquelle il va arriver, après plusieurs mois seuls dans un bus abandonné au milieu de l'Alaska sauvage, mais hélas trop tard pour qu'il ait encore la force de revenir parmi les hommes.

Le film est lent mais c'est le rythme qui convient à cette histoire, les paysages magnifiques et l'histoire mérite d'être racontée. Donc si vous ne l'avez pas vu, ne m'en veuillez pas de vous avoir raconté la chute, de toute façon vous l'avez bien cherché et ça ne devrait pas gâcher votre plaisir.

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02Mar

Kbh speaking


A blog out of any posts for months looks like my desk with 3 month of unreviewed bibliographic watch, one does not know what to begin with. So let us just pick randomly some item : Juno.

I heard about this movie three months ago and since I have seen its trailer during X-mas in Paris, I was dyong to watch it. First if surprisingly some of you never heard about this movie (but then tell me what the hell were you doing ?), Juno is a college girl who happens to be pregnant after some astonishing performances with a youg tic-tac sucker. This movie immediately let me think to Little Miss Sunshine, he shows the same lower-middle class so far from the now usual desperate housewives, and looks like calling them : Hey dude, we are living in the same country you know !

With simplicity, the movie finds the way to touch you and behind the appearance of a comedy, nothing is exaggerated, this is about real relationships. In addition of a nice performance, Juno is also a life-learning story, this movie gives you the desire to be happy. In this category, I found previously Black Cat, White Cat, I cannot imagine that someone has still a bad mood after watching it. ANd to conclude the parallel between both movies, the soundtrack of Juno is worth the detour

02Mar

Ici Kbh



Bon un blog en panne, c'est un peu comme 3 mois de biblio en retard, on sait plus par où commencer. C'est paradoxal, mais on a presque trop à dire pour arriver à dire quoi que ce soit. Alors commençons dans le désordre : Juno.

Ca fait 3 mois que j'en entends parler sur les blogs US, 2 mois que j'ai vu la bande annonce en France, 2 jours que je l'ai enfin vu à København. Pour les ermites anachorètes privés de tout contact médiatique ou ceux assommés par la promo de Rambo IV chez les Ch'tis, Juno est une jeune fille de 16 ans qui suite à une performance innatendue sur un fauteuil avec un suçeur invétéré de TicTac se retrouve enceinte. Dans la lignée du jubilatoire Little Miss Sunshine, Juno met en scène cette lower-middle class américaine qu'on sent si loin de la bourgeoisie des desperate housewives et qui à travers ces deux films semble rappeler à l'autre "eh on vit dans le même pays !".

Avec beaucoup de simplicité, le film et ses acteurs touchent juste, derrière le paravent de la comédie, rien n'est exagéré, les rapports humains y sonnent juste, et c'est finalement en plus d'une leçon de vie une belle leçon de cinéma que donne Juno : un film qui donne envie d'être heureux. Dans cette catégorie je place aussi Chat noir, chat blanc, je veux voir celui ou celle qui est arrivé à sortit du film en faisant la gueule ! Et pour continuer le parallèle, bien que dans un style très différent, la BO de JUno vaut le détour !

19Jun

Un monstre à 4 yeux

Assez parlé de moi pour aujourd'hui, il y a plein d'autres choses passionnantes à regarder, et parmi celles-ci, Petite Anglaise a attiré mon attention sur un film autoproduit, 4-eyed monster. Il est réalisé par un jeune couple qui raconte leur rencontre et leur relation naissante. Le film est librement regardable sur youTube mais vous pouvez soutenir leur production en achetant le DVD ou le téléchargement pour 8$. Pour le moment j'en ai vu la moitié et j'ai beaucoup aimé, c'est simple mais vrai, si loin des sentiments sur timbres d'Hollywood. Une très bonne initiative donc, qui exploite les nouveaux moyens de diffusion du web 2.0

Bon film !

20Feb

Stranger than fiction

Ce que j'aime bien avec les plans week-end du mercredi, c'est que généralement ils ne se réalisent pas... Ainsi j'imaginais aller squatter les canapés de mon café-concert préféré, et bien j'avais tort !

Pour commencer vendredi, un petit coup de fatigue m'a poussé à rester chez moi, tranquillement lové dans mon fauteuil devant le dvd offert par gloutonia (le bon ce coup-ci), à savoir C.R.A.Z.Y., film quebecois (avec les sous-titres). La BO est extra, les dialogues savoureux, l'histoire assez poignante, enfin j'ai beaucoup aimé. Mais le lecteur attentif aura remarqué que le présent post appartient à la rubrique "salles obscures" et non "salon obscur", donc ce n'est pas de CRAZY dont je vais vous parler maintenant, mais d'un autre film que je suis allé voir samedi, après qu'un lapin (privé de tout super pouvoir) ne tire un trait définitif sur mon passage au Rust ce week-end.

Donc samedi après-midi, après une visite au Kunst Messe (autrement dit Art Fair) de Copenhague, je suis allé regarder Stranger than fiction, autrement dit pour les résidents français, L'incroyable Destin de Harold Crick. Un homme chiant comme la mort, à la vie dont la platitude n'a d'égale que l'encéphalogramme de Toutankamon réalise soudain qu'il est le personnage principal d'une romancière, connue pour tuer son héros à la fin. C'est Emma Thompson qui joue la romancière torturée, qui cherche désespérément comment "tuer" son perso, accrochée à ses clopes qu'elle éteint en crachant dessus (vraiment pas classe).

En face de cette tueuse impitoyable, notre héros totalement paumé, Dustin Hoffman, prof de lettres en fac, et moniteur de natation et une adorable pâtissière. Bon je ne vais pas tout vous raconter non plus, et puis comme je connais au moins une procrastinatrice qui n'a pas aimé, je ne vais pas vous dire de courir aller le voir, que c'est le fiiiiiiiiiiiiiiilm de l'année et autre fannerie.
Mon sentiment est que si vous aimez qu'on vous raconte des histoires, vous avez des chances d'aimer ce film (j'en prends des précautions !!!) ; personnellement c'est une de mes attentes d'un film, bien me raconter une histoire. Ce qui peut faire de moi un bon public (je vous rassure, je n'ai pas du tout aimé Mémoire d'une Geisha). Et ici, c'est tout à fait ça : le film casse pas la baraque, je n'en sors pas en me grattant la tête pendant des heures et en étant tellement obnubilé que je n'arrive plus à dormir (j'aime bien aussi quand un film me fait ça), mais les personnages sont attachants, l'histoire originale et la réalisation pleine de clins d'oeil.
Donc c'est le film parfait pour un dimanche pluvieux.

Note à mes lecteurs qui utilisent toujours la redirection funkyzapata.fr.cc : vous êtes évidemment libre de continuer à l'utiliser mais j'ai maintenant un nom de domaine (funkyzapata.org) et le fil (de l'ex-U)RSS est opérationnel.

29Oct

Babel, un film à voir avec les sous-titres

...parce qu'avec les sous-titres en danois on perd beaucoup à moins de parler couramment l'arabe, le japonais et l'espagnol ou savoir lire les sous-titres en danois. Je m'explique : depuis que j'ai quitté la planète diagonale (i.e. Montpellier) je vais moins souvent au cinéma mais je persiste quand même, réduisant mon choix à des productions anglophones. Au passage, ce n'est pas trop dur au sens où la plus grande partie des films projetés sont américains et c'est rare que j'ai la possibilité d'aller voir un film espagnol ou italien.
Et donc aujourd'hui je décide d'aller voir Babel, dernier élément de la trilogie de Alejandro González Inárritu, après Amours chiennes (pas vu) et 21 grammes (vu et apprécié, au Vox et en VO ce qui vaut la peine d'être noté pour les gabaches).

18680420Le scénario relie trois histoires une à la frontière mexicano-états-unienne, une au maroc, l'autre au japon. Donc même si les acteurs principaux sont Cate Blanchett et Bradd Pitt,  c'est en fait très rare qu'on parle en  anglais dans ce film (en plus la partie au Japon met en scène une sourde-muette qui parle avec les mains)...  ben oui avec un film qui s'appelle Babel, j'aurais du me méfier... mais finalement ça m'a permis de vivre pleinement le propos du film, la solitude exercée entre autre par la barrière du langage et son dépassement. Face  une barrière apparente (celle de la langue), certains réagissent par le refus et l'incompréhension, d'autres la dépassent et se rendent compte qu'ils peuvent trouver de bien meilleurs soutiens de l'autre côté de cette barrière que du leur : ainsi le neveu mexicain plante sa tante au milieu du désert, les touristes américains abandonnent Brad Pitt au milieu de nulle part mais celui ci est sincèrement et généreusement aidé par les habitants du village. Et enfin ultime conclusion, malgrès toutes nos barrières il vaut mieux essayer de communiquer sinon on en vient à prendre un accident idiot pour un attentat terroriste et on préfère tirer d'abord et parler après.

J'ai particulièrement aimé la scène ou une fatma file une pipe de beuh à fumer à Cate Blanchett qui vient de se faire recoudre l'épaule par un vétérinaire du désert. Cette vieille a un visage incroyable, buriné par le soleil et le temps, la moitié des dents en moins, elle n'échange pas un seul mot avec Cate Blanchett , mais y a tellement de choses qui passent à travers cette pipe.

PS : à noter qu'un des seconds rôles, Gael Garcia Bernal, est actuellement également à l'affiche de La science des rêves de Michel Gondry, et d'ailleurs le titre anglais de ce film est The Science of Sleep, ce qui n'est pas tout à fait la même chose...

16Dec

Le Petit Lieutenant

398551 Bon l'autre soir je suis allé à la séance de 10h voir le petit Lieutenant, avec Nathalie Baye et Jalil Lespert. Ca parle de police mais pas comme Navaro ou Cordier juges et flics. Le film se complait un peu dans l'image du flic alcolo, après on pourrait croire qu'ils passent leur temps à picoler et à dire des conneries mais le film raconte plein d'autres choses. En tout cas, dans la première partie, le regard sonne vrai (et ouais un regard ça peut sonner, c'est fou ça, des fois aussi ça peut assomer, assasiner, accuser...).

Nathalie Baye est, presque comme toujours, formidable, enfin bon je sais que je suis pas objectif, mais bon elle crève l'écran, avoir de la présence comme ça, je trouve ça épatant. Dommage que l'alcolisme du personnage soit si mal décrit, lui sonne plutôt faux.

Jalil Lespert aussi est pas mal, mais son rôle n'est pas vraiement complexe et disparaît assez vite.

Au final, y a du bon et du moins bon, la deuxième partie rate un peu la première et tombe dans le convenu. C'est pas mauvais mais pas très intéressant.

Un film bien mais pas top on dira.