Chopé chez
Johana Hans
J'en ai mis qu'une mais allez donc faire un tour, plusieurs photos valent le détour.
Je me recompose d'une bonne soirée hier au Trailers Park Festival : le lieu était un peu au bout de nulle part, loin loin le long de Chrystians Bruge, un des nouveaux quartiers de København. Sous une pluie pas encore battante mais déjà épaulée par d'énervantes bourrasques, il fallait remonter tout ce quartier hérissé de modernes immeubles bourgeoises construits sur d'anciennes installations portuaires ; au bout un dernier silo résiste, mais déjà un amas de briques et de poutres en acier tordues annonce la fin du dernier signe d'un âge révolu. Et c'est à proximité de ce fossile que s'est installé le Trailer Park : à la mode des far-west, une ronde de caravanes ceinture une grande tente, des carrés d'herbe adoucissent encore l'endroit. Les caravanes sont peintes et préparées principalement par des labels musicaux, l'une d'elle est là pour la promotion du Copenhagen Jazz Festival, qui a fait le choix d'une charte graphique très colorée et habille son animatrice dans une espèce de grenouillère multicolore.
Un peu plus tard, la musique s'échauffe, d'abord 2 VJs, Mary & Mary, c'est amusant mais lassant à force. Puis Planningtorock, une chanteuse anglaise installée à Berlin, qui chante derrière des compositions visuelles ; là encore, y a du bon mais il manque quelque chose au fond. Puis un petit surdoué des boîtes à rythme,
Bjørn Svin, va franchement réveiller tout le monde. J'avais glané quelques bons échos de lui sur le net, en particulier son set à Roskilde l'année dernière, et bien je confirme, c'est efficace, enlevé et sans prétention, que du plaisir. J'ai bien aimé sa manière de mixer, agenouillé devant sa boîte à rythmes.
Juste après, sans aucune transition,
Mr Oizo. Je ne sais pas s'il était conscient de la taille très modeste de l'évènement, je pense que sur Kbh il aurait pu remplir le Vega ou le Culture Box avec la promo associée, ici la plupart des gens avec qui j'ai pu parler s'étonnaient qu'on ait entendu parler du festival. Enfin, c'est une chance d'avoir ce genre de pointures dans des petites salles.
Je ne sais pas si c'est la barbe qui fait ça, mais il avait l'air un peu de mauvais poil au début. Après quelques verres de vin (l'image du DJ avec son verre à vin et sa bouteille de blanc posée sur les platines était assez cocasse), ça allait beaucoup mieux et la première partie du set a été vraiment très bonne. Après, la semaine ayant été longue, je suis retourné dans la salle derrière le bar avant de rentrer sous une de ces pluies qui ne vous font pas aimer Kbh.
Dédicace à DJ Gaby, le héraut du flat beat sur Ama Oxi Ori.