Divagations funky au long des méandres d'un monde blogalisé

Divagations funky au long des méandes d'un monde blogalisé

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Ego-futilités

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17Mar

Comment j'ai découvert que je n'étais pas asthmatique

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free music

Hier un soleil radieux régnait sur København, rendant finalement très agréable la fraicheur encore toute scandinave de ce dimanche annonciateur du printemps. Conjointement à cette belle journée, la venue prochaine de visiteurs me poussait à réaliser le grand nettoyage de printemps. Aspirateurs, balais et serpillères furent de la partie, quelques voyages aux containers à poubelle aussi, et pour finir détartrage massif : bouilloire, cafetière, fer à repasser ont vu leur calotte calcaire se faire dissoudre. Restait un seul objet épargné par cette frénésie nettoyante, mon ordinateur portable. Bien décidé à débarrasser le clavier de toute la poussière accumulée en 2 ans de bons et loyaux services, je me saisis de l'aspirateur et essaye d'aspirer sans tout arracher. Hélas, mes précautions s'avèrent inutiles et soudain une touche s'envole et disparaît dans le maelström du sac de l'aspirateur.

Prenant mon courage et une cuvette d'eau à deux mains, me voilà à vider le sac poignée par poignée, et à inspecter tel un orpailleur le résultat de ma pêche. Après une demie-douzaine de pièces de 25 øre, deux petits soldats en plastique, une allumette et une poignée d'agrafes, je finis par mettre la main sur mon point-virgule. Rincé, séché, clipsé, quelques minutes plus tard mon clavier retrouvait sa plénitude. Et moi, après avoir remué pendant près d'une heure moutons et débris en tous genres, je concluais ma journée par deux enseignements plein de sagesse qu'aucun moine shao-lin ne saurait remettre en cause:

  • je ne suis pas asthmatique car si je l'étais je serais déjà agonisant à côté d'un réservoir de ventoline vide
  • les aspirateurs sans sacs, ça doit avoir du bon !

10Mar

Where my thoughts are aiming now...

15Feb

Tu l'as vu mon SMS ?!

Couv_charlie
Si on a la presse (et les dirigeants...) qu'on mérite, y'a pas de quoi être fier.

16Dec

Christmas in Kbh

Every winter and despite warmer and warmer seasons, several skating rings are set-up on different squares in Kobenhavn. THe most famous is of course the one on Kgs-Nytorv but it is on the Freriksberg ring I learned yesterday to skate on ice. Actually I have to admit it was easier I was expecting and after one hour if I had probably not the grace neither the skill of most of the danish kids around us, I almost doubled my speed on ice and managed to avoid humiliating falls.

FDK_skateRingSource : http://www.pbase.com/flemmingbo/copenhagen

Thank you C. for pushing me on ice, it was a great moment.

06Dec

To be or not to be (geek) ?

Il est souvent difficile de donner une bonne définition de "geek", d'une part parce que tout le monde n'a pas la même perception du terme, mais surtout parce que comme Rome, beaucoup ed chemins mènent au geek et que comme Janus,  le geek est protéiforme. Une des meilleures définitions était donc de chercher sur internet un test de geek, et obtenir ainsi une définition en creux du geek. Maintenant vous pouvez aller sur le FLickR de ExtraLife. où les 56 visages du geek y sont représentés.

13Nov

Kick-off !

Il a fallu souffler sur la couverture, balayer d'un revers de manche plus de 2000 grains de poussière (ndlr : SPAMS) puis délicatement rouvrir le cahier, en prenant garde de ne pas déchirer sa fragile couverture en cuir. Ami(e)s lecteurs(-rices), il s'est passé quelques lunes sans un seul billet vaillant sur ce cahier. Moins d'envie, moins de temps, mais au fond de moi, je savais qu'il était toujours là, prêt à recueillir à nouveau mes trop-pleins d'écriture.

Mais il s'en est passé des choses.... Finalement ma décision est prise, je rentre en France l'année prochaine. Ce n'est pas que Sarkoléon et sa Sarkofrie me donnent réellement envie de rentrer mais vient aussi un moment où les choix romantiques finissent par se payer et l'action conjointe d'un petit week-end chaleureux en Septimanie et un enchaînement de heurts à la psycho-rigidité danoise ont achevé de pousser le frêle esquif de mes hésitations vers les eaux de la mer natale. En attendant d'aller goûter à la caresse mordante de la Tramontane, je rentre dans l'hiver danois.

Dimanche a vu la première neige de l'hiver s'abattre sur København. Par un judicieux coup du sort, j'étais justement à vélo, en route pour une soirée. Arrivé sur Nyhavn, je ressemblais plus à un bonhomme de neige qu'à un cycliste, mon caban n'était plus qu'une vaste plaque de neige, mes gants comme découpées dans une serpillère. Et plus tard dans la nuit, lorsqu'il fallut repartir, les selles étaient gelées et dures comme du bois. Et évidemment dans un bel ensemble, la ville s'est déjà transformée en arbre de Noël, vitrines et lampadaires nous rappellent depuis le 1er novembre que dans 2 mois, il aura fallu avoir accompli son rite annuel de consommation.

12Nov

What kind of blogger am I ?

Je n'ai pas pu résister à ce mini-quizz, après tout j'ai bien fait celui pour savoir quel héroïne de Grey's Anatomy j'étais (et à l'époque je ne connaissais pas la série....).
 What Kind of Blogger Are You?
Bon en 6 questions nous voici étiqueté, et d'ailleurs je ne me reconnais pas trop, à en croire le quizz je devrais être un accro à Facebook, ....



Au fait, je vous ai dit que j'avais un compte Facebook ?

06Oct

Qu'est ce que j'ai à dire

Une de mes amies francophones participe depuis quelques temps à un curieux exercice qui consiste à parler français à des danois apprenant notre langue. La recherche d'un accent authentique, d'une syntaxe correcte et un (souhaitons le) un bon moment passé dans la langue qu'on cherche à mieux connaître, voici l'attente qu'il me faudra combler jeudi prochain puisque je remplace l'habituelle oratrice. Au vu de l'activité récente de ce blog il y a de quoi se faire du souci, n'aurais-je plus rien à dire ? Que neni comme dirait Mr Brume, mais on a tous besoin de périodes avec et de périodes sans.


Je cherche maintenant le sujet de la discussion, un domaine d'intérêt commun permettant d'alimenter une discussion probablement asymétrique pour une heure. Tout celà me rappelle l'exercice des cafés citoyens auquel je me prêtais avant en France, le lieu est similaire (le Figaro à la place du Café de la Poste), la boisson va probablement glisser du demi au ballon (douce ironie d'avoir bu de la bière hollandaise en France et du vin probablement français au Danemark.. et dire que je fais partie d'une association altermondialiste).

Pour le moment j'hésite entre des discussions environementales (j'en ai eu récemment de passionnantes reliant philosophie, science, économie et politique, le processus de Grenelle en cours en France ajoute de la matière potentielle à ce sujet), littéraires ou encore danoises (là c'est un peu miné comme terrain).

16Sep

L'essai de l'homme des bois

Que la France gagne ou perde, je m'en tape un peu tant qu'on aura des essais comme ça... Je suis pas un méga fan de Chabal (enfin surtout de la Chabalmania) mais trouver l'intervalle comme il le fait et fournir l'accélération pour passer, je dis chapeau. Et on ne peut s'empêcher de souligner le duel psychologique avec le sdéfenseurs ; y a clairement un défenseur namibien qui est pas allé plaqué alors qu'il aurait pu l'attraper, faut dire qu'une bête de la forêt lancée à cette vitesse, y a de quoi avoir peur.

10Sep

My first exam...

for a long time... Today I have a danish exam to validate my first module. One of the PhD just coming back from vacation, said today "Hell, you look stressed ! Why ?" If I have to make a exhaustive list of my reasons to be stressed now, for sure I will be more stressed because more and more in the middle of a permanent emergency.examen_1.jpg

28Jul

Le retour du blaireau

En quittant il y a quelques (doux euphémisme) années le statut d'imberbe, est arrivé la question du choix de la technique de rasage, car oui on peut parler de technique, on pourrait même ouvrir des dojo où des sensei aux barbes admirablement bien taillées enseigneraient la voie du rasoir.
Le choix mécanique vs électrique n'a pas été long, de ce côté l'imitation a du bon. Après quelques essais de différentes mousses j'ai voulu essayer le blaireau, technique certes un peu rétro mais qui me permettait d'essayer des crèmes à raser plus respectueuses de ma peau (car oui j'ai la peau fragile et le poil dur). L'expérience a été concluante et je m'y suis tenu quelques temps puis peut-être la flemme, peut-être l'arrivée dans les gondoles de mousses moins déshydratantes.


Mais depuis une semaine je suis en panne de mousse à raser. Rentrant tard chaque soir, je laissais ma pilosité se développer jusqu'à ce que je réalise soudain qu'au fond d'un de mes cartons, le blaireau et un tube de crème m'attendent. Sans attendre je déballe et je commence à faire mousser. A ma grande surprise, malgré une barbe d'une semaine, le rasage est facile, ma théorie développée il y a quelques années est que le moussage in situ réalisé par le blaireau permet un efficace redressement du poil même si extérieurement la mousse obtenue n'a rien de spectaculaire (en comparaison de celles obtenues avec les bombes).

Une bonne mousse, un nettement plus faible impact environnemental (un tube me dure plusieurs mois et ne nécessite aucun gaz surpresseur), mon choix est fait, je me remets au blaireau !


03Jul

Cette fois-ci, je vous le chante

29Jun

Voyage en allemagne

Je suis rentré hier d'une conférence en Allemagne à laquelle pratiquement tout mon groupe de recherche a participé. Je crois que c'était la première fois que je me déplaçais "en groupe" à une conférence internationale, jusqu'ici j'y étais allé soit seul soit avec un collègue uniquement. Cette fois-ci c'est donc en mini-van que nous sommes partis. Après quelques kilomètres, nous découvrons sur le tableau de bord un message nous prévenant "d'une perte de pression sur le pneu arrière droit" , pneu impossible à changer "car rouillé". Tout celà était donc pas très encourageant pour le reste du voyage. Arrivé au port pour prendre le ferry vers l'Allemagne, nous contrôlons la pression et effectivement il manque 1 bar sur les 4 attendus. Au passage, les contorsions qu'il a fallu faire avec le code de la route pour rejoindre l'unique station service du port (passage de lignes continues, sens unique à contresens,...) ont relativement traumatisé l'unique danoise de l'équipée, les autres (majoritairement des français) étant plus indifférents ("de toute façon on n'est pas d'ici...").

Le reste du voyage s'est bien déroulé, le plus drôle étant notre post-doc chinois qui est toujours extrêmement surpris quand il voit arriver ce qu'il a commandé. Il ne parle évidemment pas allemand, son anglais est dur à comprendre, et il ne partage pas quelques références culturelles européennes, du coup il y a parfois des surprises. Par exemple, ayant commandé des pâtes, il voit arriver des tortellini et est prêt à les refuser, car pour lui ce ne sont pas des pâtes : en dehors du spaghetti, point de salut !

La conférence elle-même est organisée dans une petite ville d'Allemagne de l'est, qui est connue au moins à travers l'Allemagne pour son centre ville médiéval et le château qui la surplombe.




Ultime attraction touristique, le train à vapeur qui permet de monter au sommet du Hartz, montagne célèbre en Allemagne pour les fêtes de la St-Jean (Sankt-Hans) et dont la légende dit que les sorcières y convergeaient chaque année pour s'y livrer à des rites occultes et s'y reproduire. Résultat, les (pléthoriques) magasins de souvenir proposent force poupées de sorcières.



A la fin de la conf', l'incontournable "social event" nous a emmené d'abord dans un château de l'Empereur du St-Empire romain germanique, puis dans l'ancienne mine de cuivre qui a fait la richesse de cette ville. La mine a été exploitée dès les romains et jusqu'au XXème siècle, puis classée patrimoine UNESCO ; la visite nous fait suivre la rivière détournée dans la mine pour actionner les roues à eau qui servaient à actionner les monte-charge et les pompes à eau des étages inférieurs. C'est assez impressionnant, peu de lumières, des couloirs étroits et humides, avec des coulures d'oxydes métalliques de toutes les couleurs (vert, rouge, blanc). A l'issue de la visite, nous allons à l'ancien atelier, où les machine-outils ont été poussées dans un coin pour accueillir les tables de la salle à manger. Atmosphère inhabituelle pour un repas de gala, mais somme toute assez plaisante, les bouteilles de vin et les chopes de bière défilent, et bien que le repas se fasse attendre, la bonne humeur gagne. A la fin du repas, fait extrêmement inhabituel pour moi, mais relativement commun dans cette communauté scientifique, dancing ! et les patrons de labo sont pas les derniers à aller danser sur un mix house-années 80-90.

Après plusieurs heures orgiaques, les derniers survivants prennent le dernier bus, une grosse majorité de français parmi les ultimes clubbers. Le lendemain matin, il a bien fallu attendre 10-11 heures pour retrouver une salle à peu près remplie, les yeux étaient petits et les bouches pâteuses.

19Jun

Adieu ma muse



En voyant le titre du précédent post, le titre de celui-ci est devenu si ironiquement évident, et le caractère prémonitoire du précédent tellement criant (magie de l'écriture qui arrive à parler à son propre auteur, sans que celui-ci ne sache l'écouter...).
Au pays d'Andersen aussi les contes de fées ne restent que des contes, tôt ou tard la réalité fait irruption et abat les châteaux de cartes. Le mien est tombé sans bruit, devant une tasse de thé.

Stupidement, cet épisode en clôt un autre, celui de mon séjour au Danemark; je viens de perdre, en un soir, une grosse partie de mon cercle d'amis, et la première (la seule ?) raison qui me retenait encore ici. Cela paraît presque ridicule, des choix décisifs se jouent non pas sur des futilités mais sur d'autres terrains, ils ne sont que les dommages collatéraux de combats qui leur sont étrangers. Je me sens soudain si vide, comme débrayé... à quoi rêver ? vers quoi se tendre ?



Et merde... !





ça m'aura pris un an et demi, mais ça y est, j'ai écrit un truc de vraiment personnel dans ce blog, et ça fait du bien. Je pars samedi pour une semaine en Allemagne, espérons que ça me changera les idées. En BO, j'avais pensé d'abord à Boys don't cry mais pour une raison mystérieuse, le lecteur ne marchait pas ; j'ai alors pensé à cette chanson de Joe Dassin, qui se trouvait si bien résumer mon état d'esprit lors d'un précédent épisode douloureux, je me souviens en avoir été surpris à l'époque. Mais finalement, c'est bien la BO d'In the Mood for love qui se prête le mieux à ce billet, de toute façon je lui ai déjà piqué la photo de cette scène magnifique dans le temple d'Angkor. Si vous ne la connaissez pas, une version non montée peut être vue ici (la version finalement montée commence à 4'30)

17Jun

Adieu musette

Les soirées au Danemark durant l'été sont assez étranges du fait de la très courte durée de la nuit. Ainsi lorsqu'il est temps de rentrer chez soi, c'est à dire vers 3-4 heures, il fait plein jour, ce qui, pour peu que les trompettes du funk résonnent en vous, donne des remords à rentrer simplement chez soi. C'est ainsi qu'hier (devrais-je dire ce matin), Miss Butterfly et moi sommes partis profiter de l'herbe de Faellendpark en partant d'une sympathique soirée d'anniversaire.
Mais ce que nous ignorions, c'est que le côté obscur se cachait dans les fourrés, et l'aiguillon de la fatigue s'est jeté sur nous, sans prévenir, et nous a terrassé. 5 heures plus tard, je me réveillais en sursaut, alors que le soleil déjà haut dans le ciel, avait l'outrecuidance d'éclairer le reste du parc sauf notre coin d'herbe ; ce qui m'a réveillé donc, ce n'est pas un rayon de soleil taquin cherchant à escagasser les dormeurs du petit matin, mais le soudain sentiment d'une absence, celle de ma fidèle besace, celle qui m'a suivi dans tant de manifs et de voyages, la célèbre musette des bois d'Adrien Desfossés, la star de la Hulotte.


La perte matérielle est faible, par bonheur mes clés, mon téléphone et mon portefeuille étaient dans mon blouson, le vil chapardeur a donc hérité d'un porte-monnaie rempli de pieçailles , d'une pompe à vélo, d'un carnet moleskine et d'un bandeau réfléchissant jaune (pour les pantalons à vélo) ; mais je suis bien triste d'avoir perdu ma besace.

13Jun

Sarko émmeché.

Voilà ce qui arrive quand on ne boit jamais.... on se fait couilloner par Poutine ! Le sinistre dictateur russe doit rire comme un bossu du tour qu'il a joué à Sarko.


Je reviendrais plus tard sur cet épisode.

07Jun

Des bateaux et des hommes



Dans la famille des trucs que j'aimerais savoir faire, y a jouer de la musique et faire du bateau (à voile !). Il n'est jamais trop tard, alors sait-on jamais... En attendant, une jolie photo de l'actuelle America's cup, cette compétition qui voit s'affronter des milliardaires sous le regard d'autres milliardaires depuis le pont de leurs yachts. Au moins, à la différence du yacht d'un célèbre fabricant de papier à cigarettes, ceux-ci ont de la gueule !


Si tu cliques, c'est plus gros

10May

Joyeux nanni

Ce week-end, on vous a menti, le grand évènement ce n'était pas l'élection du raseur professionnel mais plutôt une conjonction d'anniversaires, à savoir non-30 ans pour moi et pour-de-bon-30 ans pour une amie. Les devoirs citoyens en ont retenu plusieurs mais on est arrivé à se retrouver à Paris et à fêter ça. Ma chère co-anniversée, si tu lis ce post, admire ce magnifique cadeau que nous nous partagerons dans quelques jours :

Choisis ta couleur...

Une fois revenu dans le cercle familial, re-célébration qui s'est traduite, et Armoni c'est en partie de ta faute, par un recueil d'enregistrements de Rostropovitch !

Et comme pour une naissance faut être 2, y a pas que moi qui ait eu des cadeaux !

09Apr

Retour de Québec (I)

Bon en fait ça fera bientôt une semaine que je suis rentré, mais faut savoir patienter. Donc je rentre d'un séjour d'une semaine chez des francophones pas de France, ce qui me fait d'ailleurs tout bizarre ; je m'explique, c'est pas l'existence en soit de francophones hors hexagone qui me fait bizarre, mais seulement qu'après un an d'expatriation, mon oreille a pris l'habitude de ne pas vraiment chercher à décoder les conversations autour. Déjà quand je rentre en France, ça me fait tout bizarre de comprendre tout ça, de devenir beaucoup plus perméable aux publicités, mais à Quebec, c'était différent car l'accent québécois fait que ce n'est qu'avec un petit temps de retard que mon cerveau prend conscience qu'il est capable de comprendre.

Sinon à propos de Québec, je suis arrivé en pleine élection provinciale (renouvellement du parlement québécois) ; en ce moment, je suis super fort pour arriver dans des pays en cours d'élection, déjà lors de mon séjour hollandais, c'était au moment des législatives (celles qui ont produit une assemblée dont aucune majorité ne peut émerger), et donc à Quebec, rebelotte, ils ont un gagnant minoritaire.

3 partis se sont partagés l'essentiel des voix
  • le "parti libéral du Québec", parti au pouvoir, fédéraliste, et actuellement plutôt à droite dans sa politique socio-économique,
  • le "parti québecois", parti indépendantiste, et socio-démocrate, qui s'est pris la raclée de sa vie, se retrouvant 3ème alors qu'il y a quelques mois on les voyait gagnant tant le mécontentement envers les libéraux était grand,
  • l'Action démocratique du Québec (ADQ), outsider de cette élection, parti récemment formé, qui de rien est arrivé à devenir la deuxième force, bousculant le PQ. l'ADQ est emmené par Mario Dumont, qui par bcp de traits de sa personnalité me fait penser à Sarko. Historiquement, l'ADQ est issu du Parti Libéral Québecois.
Quant à Quebec Solidaire (parti de gauche altermondialiste) et les Verts, ils ont eu très peu et pas grand monde s'intéresse à eux dans les débats. Il est frappant de voir à quel point les questions de souverainetés sont importantes au Quebec, et brouillent les cartes du positionnement politique. J'ai été également assez choqué que l'homosexualité du chef de file du parti libéral soit publiquement abordée comme "problématique".

Il est quand même toujours instructif d'assister au déroulement d'une élection dans un autre pays. Comme aux USA, le scrutin a lieu un jour de travail, les émissions politiques ont lieu jusqu'au dernier moment, et la plupart du temps, les chroniqueurs politiques sont des "retraités" des partis en présence ; du coup y a pas d'ambiguité et d'hypocrisie, et ils n'auraient pas à viré Duhamel par exemple.