Divagations funky au long des méandres d'un monde blogalisé

Divagations funky au long des méandes d'un monde blogalisé

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Danish way of Funk

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09Sep

Insouiante jeunesse danoise

Comment ne pas citer cet article paru dans Le Monde ce soir, comparant l'optimisme des jeunes danois et français... Un peu à la bourre, je copie-colle et ajouterai mes commentaires prochainement.

Est-il possible d'avoir 20 ans et de penser, contrairement à Paul Nizan, que c'est "le plus bel âge de la vie" ? Est-il pensable, le bac en poche, de se dire qu'on a tout le temps - cinq, huit, pourquoi pas dix ans - pour flâner, butiner, tâtonner, explorer, à la recherche de soi, et d'une voie idéale menant à l'épanouissement ? Est-il concevable, enfin, d'étendre cette période délectable de la "jeunesse" sans la moindre anxiété d'origine matérielle ou de recherche d'emploi ? Mieux : avec la quasi-certitude que les virages, secousses, et multiples expériences du parcours - fût-il vagabond et chaotique - éveilleront chez un employeur potentiel respect, admiration... et se monnaieront ?

Nous sommes décidément loin de Paris et des angoisses qui, d'après tous les sondages, plombent le moral des jeunes Français ainsi que celui de leurs parents. Ici, à Copenhague, la jeunesse à bicyclette se dit résolument "chanceuse et optimiste". Et les Danois qui se confient rient de notre perplexité devant leur stupéfiante décontraction, leur aisance à se déclarer "en construction", et leur formidable confiance dans l'avenir. "Bienvenue au royaume de l'insouciance !", s'exclame un père de famille, universitaire, en couvant du regard deux grands adolescents, qu'il encourage à prendre le large et "partir explorer le monde". Insouciance, c'est bien cela. Les jeunes le confirment qui précisent : "Délicieuse insouciance."

Une étude comparative des jeunesses (16-29 ans) de 17 pays, publiée en 2006 par la Fondation pour l'innovation en politique et réalisée avec l'institut suédois Kairos, donnait des résultats spectaculaires. Seuls 26 % des Français estimaient par exemple leur avenir personnel "prometteur" contre... 60 % des Danois. 27 % des Français se disaient persuadés d'avoir "un bon travail dans l'avenir" contre... 60 % des Danois. 32 % des Français se disaient "satisfaits" de leur vie contre... 51 % des Danois. Et 22 % des Français affirmaient avoir une liberté et un contrôle total sur leur propre avenir contre... 45 % des Danois. Enfin, interrogés sur les qualités à développer chez l'enfant, les Français choisissaient "l'obéissance" tandis que les Danois plébiscitaient "l'indépendance". Un paradoxe, quarante ans après le mouvement antiautoritaire des jeunes de Mai 68. Mais un choix de valeurs très significatif des différentes conceptions de l'apprentissage de la vie.

"C'est fascinant !, observe Cecile Van de Velde, auteur d'une thèse Devenir adulte, sociologie comparée de la jeunesse en Europe, publiée cette année chez PUF. Français et Danois se situent aux deux extrêmes d'un panel européen. Aux Français anxieux, pressés par le temps, cernés par le chômage, convaincus que leur destin se joue avant 25 ans et qu'un échec ou une erreur d'orientation se paient durant toute la vie, s'opposent les Danois confiants, financièrement autonomes grâce à des bourses, prêts et petits boulots, encouragés à l'exploration et à la mobilité, avec un horizon ascendant et un marché de l'emploi avide de leur apport."

Le tableau est dressé, que l'on croirait caricatural. Mais la vingtaine de jeunes gens rencontrés à Copenhague, en ce début septembre, n'auront de cesse de l'accréditer. "La jeunesse est ici une époque bénie, explique Sven Morch, professeur de psychologie à l'université de Copenhague. Ce qu'elle évoque, véhicule, implique est d'ailleurs si populaire, si positif, que tout le monde voudrait en être et qu'elle tend à s'allonger à l'infini." S'allonger ? "Les enfants piaffent d'aborder ce rivage et les parents précipitent le mouvement en basant l'éducation de leurs gamins sur l'autonomie et en les habillant très tôt en ados. Dans l'entreprise, les emplois doivent de plus en plus avoir l'attrait du "job", être distrayants, permettre le développement individuel et même paraître sexy !" La société danoise a pour la jeunesse, dit-il, toutes les indulgences et toutes les attentions. "Et nos jeunes excellent à être jeunes !"

Cela fait sourire la bande de garçons, de 17 à 20 ans, réunis ce dimanche dans le jardin des parents de l'un d'eux. Oui, ils ont bien l'intention d'être "bons" dans la position de "jeunes". Oui, la vie, ces prochaines années, promet d'être "vraiment cool". Comme elle le fut déjà, reconnaissent-ils, pendant toute leur scolarité. Pas d'angoisses de carnets de notes ou de devoirs sur table ? "Jamais ! Toute idée de classement est inacceptable, assure Stefan, 20 ans. Elle irait à l'encontre de l'égalité sur laquelle est fondée notre social-démocratie. Les profs comme les parents tentent toujours de trouver du positif. Ce qui compte, c'est d'être soi-même et de se sentir bien."

Pas de stress, de retenues, de sélection, encore moins de redoublements. Surtout, jamais de menaces associant une profession dévalorisée à un échec scolaire, du genre : "Si tu ne travailles pas, tu finiras..." L'échelle des revenus étant de toute façon très serrée, le diplôme ne garantira pas un salaire plus élevé, une meilleure qualité de vie, ou l'unique moyen de s'élever socialement. Alors, pas de chantage !

Entre collège et lycée, il arrive que des élèves fassent "une pause", en s'inscrivant dans une "école du peuple", un internat où, loin des programmes scolaires classiques, ils se consacreront à leurs passions : sports, art, environnement. Marcus, 17 ans, se souvient de cette année où il a développé un projet sur la musique cubaine et effectué un séjour à Paris et à Cuba comme d'un moment merveilleux et essentiel, où il a "grandi, rêvé, appris à vivre et composer avec les autres, et penser à la vie". Encore deux ans de lycée, et il fera de nouveau une pause. Un an, dit-il. Pour aller sur les routes. "En Espagne, peut-être ; prendre un job de serveur ; bourlinguer ; avant d'entreprendre des études d'anthropologie."

Ce projet d'une ou deux années "off" est partagé par la quasi-totalité des jeunes, qui vont jusqu'à trouver "dangereux", voire "catastrophique", le fait de foncer tête baissée dans les études. Adel, 19 ans, avoue avoir fait ce choix, mais c'est parce qu'il rêve d'être médecin et que, issus de parents ayant fui l'Irak de Saddam Hussein et ayant dû repasser des diplômes au Danemark, il sait que sa famille considérerait comme "un gaspillage de temps effarant" la pause d'un an après le bac. "C'est pourtant le moment de faire des expériences, de se tester, d'acquérir de la maturité hors du cadre familial", assure Lars, 19 ans, expliquant qu'il lui faut d'ailleurs trouver d'urgence une location car sa mère le met à la porte : "Elle a raison, remarquez ! C'est le bon moment, et le meilleur moyen de rester bons amis !"

Ses amis éclatent de rire. Si l'initiative du départ de la maison n'est pas souvent le fait des parents, la nécessité de ce départ, à la fin de l'enseignement secondaire, s'impose à tous comme une évidence. Pas de rite, pas de larmes, le départ s'inscrit simplement dans une démarche d'autonomie amorcée dès 13-15 ans, par le recours à de petits boulots rémunérés (caissiers, vendeurs, plieurs de journaux), à des tâches ménagères payées, puis par la perception, dès l'âge de 18 ans, d'une aide financière étatique (environ 300 euros). L'Etat danois garantit ainsi l'indépendance des jeunes dès leur majorité.

Et, sur ce point, le consensus là encore est total. Dans ce pays de 5,4 millions d'habitants où le taux d'imposition peut atteindre 80 % des revenus, les études sont gratuites, et chacun a droit à six années de bourses d'Etat (à organiser comme bon lui semble), ainsi qu'à des prêts avantageux, quels que soient les revenus des parents. La combinaison des deux peut aboutir à près de 1 000 euros mensuels. "La plupart des étudiants exerçant un emploi à temps partiel, ils disposent ainsi de revenus leur permettant à la fois indépendance et tranquillité d'esprit, commente le sociologue Dominique Bouchet, qui enseigne et vit au Danemark. Les installations universitaires sont de qualité, le nombre de professeurs pour un groupe d'étudiants bien plus élevé qu'ailleurs." Et surtout, insiste-t-il, "il y a droit à l'erreur de parcours, droit à l'hésitation et à l'errance. On peut changer de cap, faire une pause, recommencer plus tard dans une autre branche. Tout itinéraire est respectable, l'idée d'échec n'existe pas."

Pourquoi ? Toujours l'idée, partagée par les employeurs, qu'il importe de "se trouver" et qu'un CV ne se résume pas à la liste des diplômes. "C'est la personnalité qui nous intéresse avant tout, affirme Vagn Sorensen, président de l'entreprise de télécommunications TDC. Quels petits boulots ? Quels voyages ? Quelles expériences de leadership ? De travail bénévole ?" Il faut dire que dans un pays où le taux de chômage est de 1,6 %, autant dire inexistant, le jeune diplômé est très courtisé et c'est lui qui pose ses exigences : horaires, lieu, salaire... "En ce moment, c'est un petit roi !"

Un petit roi qui se lance très tard sur le marché de l'emploi (25-28 ans) et que le gouvernement libéral, inquiet du manque de main-d'oeuvre, des conséquences de la baisse démographique sur le régime de retraite et d'une dégradation possible de l'économie (le Danemark vient de connaître deux trimestres consécutifs de baisse de son PIB) aimerait faire travailler plus tôt. Des incitations à renoncer aux fameuses années "off" sont même imaginées en jouant sur les bourses et le système de notation. Et les Danois sont horrifiés. Bousculer la jeunesse ? Contrarier ses rêves et ses fameux vagabondages ? Sa liberté à trouver doucement sa place ? Jamais !

17Apr

"Unissez vous sans copuler !" en danois dans le texte

Lu dans Libé ce matin, cette brève sur l'église du Danemark.
Combien de fois avons nous entendu un curé dire aux jeunes mariés "Unissez vous pour faire des enfants", alors même que souvent, le couple vit quasi maritalement depuis des années...

«Une mauvaise vie sexuelle conduit à des difficultés maritales comme à des divorces.» L’auteur de cette sentence ? Poul Joachim Stender, 55 ans, pasteur luthérien. Celui qui fut l’année dernière candidat malheureux à l’archevêché de Roskilde, au Danemark, est à l’origine d’un appel mettant en garde contre la chasteté. Rejoint par d’autres pasteurs, il a fait remarquer au journal chrétien Kristeligt Dagblad que l’«on [pouvait] discerner dans la Bible un clair et retentissant appel en faveur de la sexualité». S’inquiétant que le sexe soit toujours si tabou au sein de cette Eglise d’Etat, il organise des rencontres au cours desquelles des couples évoquent leur vie sexuelle. «Il s’agit de trouver l’énergie après une journée de travail. Le sexe doit passer avant le ménage ou la lecture du journal.» Ses ouailles sont prévenues.

13Mar

Names and Bells

It is usually not really difficult to remember names of people in Dk, not because they are easy to pronounce but because they are all the same. It is a fact I can see every day but mainly when I am checking my mailbox. Around some foreigners names (italian, french and german), I can see plenty of Anders or Frederic. And last names do not benefit from a larger pool of names. Sometimes it is even a bit absurd, a famous danish scientist is called something like Anders Anderson. As a consequence, Danes use to give their second first name to avoid confusions. It becomes really funny when you visit a friend and you see two or three times the same lastname on the bell board. If you do not know where to ring, the best option is to ring on all of them, sometimes their are from the same family, indeed the way Danes are buying their apartment tends to create clusters of siblings and friends in buildings.

10Mar

Some sample of danish music

Last Friday night, I was planning to attend a Natkoncert in my favorite and recently reopened club, Rust,  the stage was given to a young and danish band, Asteroid Galaxy Tour. Their name only is worth a detour, their music is  slightly funky, so it was finally logical I give them a visit. Unfortunately I could not make it, some inner troubles kept me in bed Friday night. But this quiet week-end has not been waste of time, I discovered on the web (and perhaps soon on the stage) a becoming famous danish band, The Fashion. It sounds a bit like Datarock and can be useful when you have some cleaning to do.


The video clip has been realized in Kbh and surroundings, one of the shot has been done in my district, will you recognize it ?

22Jan

Surfing Kbh

Is it a fake or not, I sincerely do not know. But would like to think it is true.%%%

02Dec

Ils ont voté.

Il y a quelques semaines le Danemark a renouvelé son parlement. Dans une monarchie parlementaire, c'est l'élection la plus importante du pays. Au sujet de l'organisation des élections, il y a quelques spécificités au scrutin danois : tout d'abord une chambre va rarement au terme de son mandat, le premier ministre ayant le droit de convoquer de nouvelles élections, les élections sont appelées quand le gouvernement en place juge les conditions favorables à sa réélection. Celle-ci avait 2 ans et demi. Les partis sont tous officiellement désignés par une lettre en plus de leur sigle. L'affichage ne se fait pas sur des panneaux publics comme en France mais sur des panneaux en bois fixés aux poteaux et aux clôtures par les militants. Cela donne lieu à une surprenante métamorphose des rues et donne aussi la couleur militante des quartiers.

En l'occurrence deux causes principales ont conduit à l'appel anticipé d'élections : l'apparition l'année dernière d'un nouveau parti, Ny Alliance, créé par la dissidence de l'aile droite de "Radikal Venstre" (i.e la gauche radicale, un parti de centre-gauche, comprendre plus au centre que socio-démocrate) offrait à Rasmunsen l'espoir de pouvoir constituer une nouvelle majorité, sans le soutien du Dansk Folkeparti, parti d'extrême droite qui appartenait à la coalition au pouvoir. un contexte économique florissant pour le Danemark qui permet au premier ministre de ne pas avoir à défendre son bilan le Dk a actuellement le taux de chômage le plus faible de son histoire.

Donc après 1 mois de suspense sur la date précise des élections anticipées, celle-ci ont finalement été convoquées... mais n'ont pas abouti au résultat escompté. Venstre (ce qui signifie gauche en danois mais correspond au principal parti de droite auquel appartient le premier ministre, Anders Fogh Rasmussen) reste le 1er parti avec 46 sièges mais il en a perdu 6, alors que son allié de droite, le Dansk Folkeparti en a gagné 1 (portant sa représentation à 25 sièges). Le Konservative Folkeparti quant à lui est resté stable à 18 sièges. Côté gauche, la scission de Radikale Venstre a couté aux deux, et le principal parti, Socialdemokraterne, en obtenant 45 sièges, n'arrive pas à renverser son adversaire et au contraire voit sa représentation s'éroder. Le gouvernement a été annoncé cette semaine mais je n'a pas encore récupéré sa composition.

Néanmoins, le suffrage danois est très intéressant car malgré les profondes différences sociétales qui peuvent exister entre le Danemark et la France, on peut faire plusieurs analogies :
  • tout d'abord la force de l'extrême droite, pas sous sa forme la plus tapageuse style groupuscule néo-nazi, mais qui néanmoins fait recette d'un discours basé sur la stigmatisation des étrangers (arabes de préférences), la valorisation des "racines" et des "valeurs nationales". Je ne crois pas qu'il y ait actuellement un pays européen qui échappe à cette tendance lourde, de Flandre en Italie en passant par les lois Hortefeux (qui sont plus que les seuls tests ADN...) de la Sarko-France, les discours et politiques d'extrême droite sont présents un peu partout et les cordons sanitaires ont soit explosé, soit se sont estompés.
  • la tentation d'un "nouveau centre" reçoit toujours un meilleur accueil pré-electoral que dans les urnes. Finalement à force de parler de par rapport à qui on est, on fait la démonstration qu'on n'est qu'une machine électorale incapable de définir ses propres lignes directrice de pensée, Bayrou ne fait pas mieux que Naser Khader (le fondateur de Ny Alliance)
  • il n'y pas (plus ?) de Parti Communiste au Danemark, un groupe étiqueté verts-extrême gauche arrive à grappiller quelques sièges mais celà reste très minoritaire ;en revanche il y a deux gros partis de gauche, le parti socio-démocrate et le parti socialiste.
Finalement les résultats ne sont pas vraiment surprenant : un renversement de majorité aurait été franchement inattendu et le raidissement récent de la société danoise n'est un secret pour personne, en particulier pour les expat's directement sensibles à ce comportement. En fait la plus grande surprise a été la rupture d'un a priori classique au Danemark qui dit que c'est la faute du Jutland si le DanskeFolk Parti est si fort. Et bien l'examen circonscription par circonscription a montré qu'à l'exception de quelques districts (comme Nørrebro) montre que le Danemark dans son ensemble vote à 13% pour eux, sans variation significative d'une île à une autre.

Moralité : ben y a du boulot !  et mes expériences de ce WE (à venir dans un autre billet) ne me rendent pas vraiment optimistes...

23Nov

La fin de la courronne danoise ?

C'est moyennement une surprise, une commission parlementaire ayant été formée il y a quelques mois pour réévaluer tous les opt-outs dont bénéficie le Danemark. Après avoir initialement rejeté le traité de Maastricht en 1992, le Danemark l'a approuvé un an plus tard, en bénéficiant de certaines concessions notamment sur la monnaie unique, la défense commune, la coopération judiciaire ou encore la citoyenneté européenne.
Dans le faits, le cours de la DKK est accroché à celui de l'euro à la 4ème décimale, et n'a rien à craindre des contraintes de Maastricht, il les respecte amplement et pour plusieurs années. De récents sondages montrent qu'une courte majorité de danois seraient prêts à passer à l'euro. Cependant le sentiment d'appartenance à l'UE est assez pauvre au Dk et le souvenir des émeutes meurtrières qui ont suivi l'adoption de Maastricht reste très présent.
La seule certitude pour l'instant est que le vote populaire sur les exemptions danoises devra avoir lieu après la ratification du nouveau traité européen.

31Oct

danish language

I found by chance this funny video realized by Norwegian guys who wanted to laugh on this so hermetic danish language. The funniest aspect of this video is that Norwegian is actually very close to danish language so it's a bit the pot calling the kettle black. (I was really surprised to realize I was able to understand subtitles written in Norwegian with my sparse knowledge of danish)

On Daylymotion

08Sep

6-9

Jeudi dernier, c'était le 6 septembre, c'est à dire 6-9, ce qui faisait assez penser à 69, ce qui à Kobenhavn fait immédiatement penser à Jagvej, 69, l'adresse de la défunte Ungdomshuset, dont j'ai déjà abondamment parlé ici. Le hasard des dates voulait que le 6 soit un jeudi, c'est à dire le jour de la manif hebdomadaire (et 6 mois après, ça tient toujours) des supporters de l'Ungdomshuset ; la manif a donc été un peu plus grosse que dhabitude, mais surtout précédée le WE avant d'une nuit un peu chaude dont quelques poubelles ont encore fait les frais. Récemment les autonomistes ont essayé pour la 8ème fois d'occuper les anciens locaux de la secte qui les a délogé de chez eux, et se sont fait expulser aussi sec.

Voici une petite vidéo glânée totalement par hasard qui résume assez bien tous les évènements de mars dernier. La vidéo est instructive à plus d'un titre : on peut y voir la totale liberté de la presse, et en fait n'importe quel passant "pacifique" avait à peu près droit à la même indifférence de la part des policiers, mais aussi les méthodes stupides des forces anti-émeutes qui chargent avec leurs véhicules, je crois que c'est un miracle qu'on n'ait pas eu plus de blessés .

27Aug

Sondag i Faelletpark

The last weekend was particularly rich in events, a concert on Friday, a really original circus show on Saturday, and finally the "fair-trade" party of København. Several stands were selling fair clothes or fair beer, a volley-ball match has been organized between a team representing the developing countries and another one representing the western countries. But each time the poor countries was scoring a point, the referee who was symbolizing the WTO, gave the point to the other team.

At the other side of the field, a scene with a balkan-folk band and later an electro-dub concert. Unfortunately for them, it was a bit late and most of the spectators were already gone. Mostly there was still only one (very) young spectator ! alonewithDub.jpg

29Jul

L'Irak championne d'Asie

Sur le score d'1 but 0, l'Irak s'est imposée contre son voisin l'Arabie Saoudite en finale de la coupe d'Asie. Je ne suivais pas le match, mais d'autres le faisaient pour moi et dès le coup de filet final donné, ils se sont précipités dans la rue pour fêter ça. Et des Irakiens à Nørrebro, il y en a un petit paquet, du coup l'avenue principale (la bien nommée Nørrebrogade) du quartier s'est retrouvée occupée par des voitures klaxonnant et arborant drapeaux irakiens. Dans les voitures hommes et femmes, généralement de moins de 40 ans. De temps en temps, des youyou jaillissent de la foule. Sur le trottoir, une femme suit le cortège, un peu à l'écart, avec des larmes de joies (et là aucune exagération de ma part). En tête du cortège, au milieu des drapeaux irakiens, un drapeau danois s'agite sur le même rythme. Impossible de ne pas repenser aux scènes vues pendant les manifestations contre les caricatures où les drapeaux danois étaient brulés.
Aucune rafale de Kalashnikov mais de nombreux pétards (et groupés par 3, l'imitation est très crédible) vont faire résonner l'air pendant 2 heures à peu près. J'étais trop loinpour qu'on puisse voir les drapeaux, mais au moins on a une idée du bordel.
L'irak championne d'asie

29Jul

Un été (typiquement) danois

Mon premier été danois avait été globalement ensoleillé. Celui-ci est globalement changeant (et enmoyenne très humide, ce qui fait la joie de la limace espagnole, mais ceci est une autre histoire). Pour vous donner une idée de ce que veut dire changeant, j'ai récupéré l'image radar de ce matin (ouais on peut faire ça depuis le site de dmi et franchement cette animation, c'est l'amie du cycliste).


radaranim2.gif
Chaque point orange, c'est de la pluie. ENtre deux points orange, c'est du ciel bleu... Autrement dit on a des alternances pluie-soleil à peu près toutes les heures... Voilà qui donne envie de noyer son blog de posts.

27Jul

Souvenirs de Roskilde (I)

Pour commencer, un des meilleurs concerts que j'ai vu en termes de mise en scène et interaction avec le public, puis comme la musique était au rendez-vous, au final c'est un très bon souvenir et en plus presque une découverte : Casei de Ser Sexy (CSS pour les intimes, mais par pitié ne le prononcez pas à l'anglaise comme les feuilles de style en cascade), littéralement Fatiguée d'être sexy. Le groupe est essentiellement féminin à l'exception notable d'un batteur au look de méchant biker, la chanteuse principale est intenable, elle saute partout et doit être le cauchemar des vigiles.
Bon en bref ils sont vraiment très bons, et visiblement plusieurs festivals se les sont arrachées, puisque vous pourrez les voir aux Rock en Seine et elles étaient au festival de Glastonbury cette année (j'ai un plaisir sadique et en même temps un ecertaine compassion à voir les spectateurts mi tétanisés par la pluie- mi électrisés par le groupe).

12Jul

Ce que je n'ai pas vu à Roskilde

Ils passaient dimanche soir, assez tard. Du coup j'ai fait à regret l'impasse sur DataRock, un duo norvégien electro rock qui se fait doucement un nom. Leur dernier clip, COmputer Camp fera surement vibrer tous les geeks ; il raconte l'amourette d'un geek timide lors d'un "computer camp", le tout dans un décor années 80, à une époque où on pouvait faire une princesse Leila avec des macarons dans les cheveux et où les disquettes étaient molles. Petit détail, les locaux suffisamment old-fashionned pour filmer le clip ont été trouvés à Gif sur Yvette.



Bon en fait, je regrette vachement de pas l'avoir vu celui là... alors en guise de flagellation virtuelle, un deuxième clip, simplement nommé Fa Fa Fa.

05Jul

Roskilde Festival, D Day

J'ai pratiquement fini de boucler mon sac, tout est prêt, force sac poubelles pour étanchéifier le tout, à boire et à manger pour 4 jours, et ma "play-list" du festival parachevée (Aujourd'hui mes incontournables sont Björk et Arcade Fire, pour le reste, je me laisserai aller. ).

Sur København, une pluie battante tombe depuis ce matin et j'imagine que la même irrigue actuellement les 80 ha de camping de Roskilde... bon comme dirait Marvin, on n'est pas en sucre, bordel ! Dommage qu'on n'ait pas pu reconduire la fine équipe de la route du rock, le waterproof on connaît... Rotor et Procrastinator, je vous emmène au moins en pensée.

A priori plus de billets sur ce blog avant dimanche soir, alors les invisibles, soyez sages entre temps.

04Jul

Demain j'achète des bottes

mais où je vais là....

16Jun

Anecdote et reflexions égo-bloguesques

Pour commencer, une petite anecdote, tirée d'un récent repas au restaurant.
Résidant au Danemark depuis un peu moins d'un an, j'ai jusqu'ici toujours reculé devant les cours de danois. Le gouvernement fait pourtant tout ce qu'il peut pour nous y inciter puisque la Kommune paye l'essentiel des cours, une participation de 500 DKK nous étant quand même demandé, afin de vérifier notre motivation. Cette fois-ci, l'effet d'entrainement nous a poussé, Miss Butterfly et moi à aller nous inscrire ensemble. Ce grand évènement a eu lieu jeudi, les cours commenceront probablement en aout, et mi-juillet si nous avons de la chance : 2h30 de cours de danois, dispensé EN danois et ce 2 fois par semaine. D'après la pub, après 1 an, 1 an et demi, on sait parler danois...

Afin de fêter cet évènement, nous sommes allés dans un resto encore inconnu mais sur une des plus belles places de København, en tout cas qui touche tout européen du sud, car elle a quelque chose de méridional.



La place étant principalement occupée par des restaurants, le choix de la table se fait généralement sur place et parfois selon des critères peu rationnels. En l'occurrence, nous avons choisi un restaurant qui proposait des mojitos pour 40DKK, une aubaine. Hélas, quelques minutes plus tard, nous comprenons la raison de ce prix hyper concurrentiel, le rhum a largement cédé la place devant l'eau, et le mojito tient plus de la citronnade que du cocktail cubain. De quoi faire hurler Francis Drake du fond de sa tombe. C'est là que le bagout de Miss Butterfly est entré en action, on rappelle le garçon. Le premier à répondre à nos appels d'alcooliques non-anonymes désespérés décline toute responsabilité, mais, le sourire en coin, appelle le responsable de ces citronnades. Le coupable arrive, et face à nos récriminations (en gros ça sonnait "We used to drink mojios, and this one, is more about water..."), décide de juger par lui même et de goûter : il va donc chercher une paille, et à la manière d'une pipette, prélève une partie du mojito, le goûte, et bon gré mal gré, se rend à nos arguments. Il consent à relever nos cocktails, après avoir d'abord proposé d'en préparer d'autres.

En fait, j'ai été étonné que dans cette situation, il ne nous propose pas directement de relever les cocktails, en tout cas c'est ce que j'aurais fait à sa place.


Après la discussion et les plats se sont enchaînés, et à un moment donné, nous avons parlé blog et en particulier de son anonymat. Sur ce blog, je veille à préserver l'anonymat, le mien et celui des personnes que je cite, et je diffuse très peu son adresse, ce qui évidemment se ressent sur l'étendue de son lectorat (je ne parle même pas du nombre de commentateurs...). Et donc je m'interroge depuis sur la politique de publication de ce blog, sachant que, visiblement après 1 an et demi de blogging, je ne l'utilise pas comme journal totalement intime et garde pour moi ou d'autres pages les éléments les plus privés de mes réflexions.

Au passage vous aurez remarqué l'irruption d'un nouveau pseudo, Miss Butterfly, qui me fait office de muse, principalement nocturne, depuis quelques temps.

12Jun

To be or not to be

Beaucoup disent qu'il n'est pas nécessaire de savoir parler danois au Danemark, la maîtrise de l'anglais par 99,9% de la population permettant de se passer de la langue officielle (et originale) du pays. Il y a quand même plusieurs moments où c'est très frustrant. Par exemple pour aller voir des films ni anglais ni français (japonais ou espagnol par exemple) ; si on est incapable de comprendre les sous-titres, on est bien avancé. Pour le moment ma stratégie consiste à louer le DVD, le ripper, récupérer les sous-titres sur internet, puis regarder le film. Autre source de frustration, le théâtre ; et là pas question de ripper la compagnie, elle le prendrait mal...

Heureusement pour moi, il y a the Copenhagen Theatre Circle ; cette troupe d'amateurs monte régulièrement des pièces en anglais. Le seul inconvénient, c'est qu'on se limite aux auteurs anglophones, mais ne boudons pas notre plaisir. Donc le week-end prochain, ce sera Once a Catholic, by Mary O'Malley. Ceci dit, et maintenant que c'est surtout pour le fun puisque je sais quand je rentre en France, je me mets au Danois, l'avantage de la soulographie est qu'elle mène parfois à d'intéressants paris
Once a Catholic, always a Catholic! That's what they'd have us believe. But Once a Catholic, Mary O'Malley's hilarious comedy of life in a 1950s London convent school, puts that claim on the line. This will be our June production at Krudttønden, directed by Barry McKenna. The play follows the antics of three fifth-form girls at the Convent of Our Lady of Fatima. Innocent Mary Mooney, saucy Mary McGinty and pert Mary Gallagher encounter nuns, boys, Father Mullarkey, the facts of life and the corrupting influence of Elvis Presley. Bombarded by saints, sin and suffering, the girls battle their way through adolescence with a stubborn resolve not to give in. It's teen spirit versus the nuns. A most telling and funny piece of theatre, it casts a caustic eye on the young girls' growing awareness of the world.

28May

Carnaval

Comme annoncé précédemment, ce weekend était weekend de carnaval à København. Toute la semaine j'ai vu les tentes se monter dans Faellendspark et j'attendais avec impatience ce moment. Après une (très) grosse soirée vendredi soir, je n'étais pas de grande humeur pour remettre ça samedi soir, j'ai donc passé mon tour, et je pensais faire un trait sur le carnaval, avec cependant une pointe de culpabilité après avoir annoncé l'évènement (à grand renfort de photos cliquables, n'est-ce pas MZ ?). Mais voilà, en rentrant du labo vers 20h30 hier soir, après une bonne après-midi de taf et un retour express sur Kbh pour cause d'averse impromptue, je longe le parc, et là c'est un peu comme un loup-garou qui voit la pleine-lune : l'odeur des churos et des tireuses vient titiller mes narines, les percussions rythmées s'en vont émoustiller mes tympans et déjà ma colonne vertébrale commence à marquer le rythme alors que mes pores se dilatent. On dit que la simple vue d'une religieuse au chocolat provoque un pic d'insuline par anticipation, moi c'est la simple vue de la fête qui me provoque un pic d'endorphine. Je rends alors une action de grâce pour avoir omis de ramener mon portable du labo, et j'abandonne mon vélo pour aller suivre un char qui vient d'entrer dans le parc.



Arrivé seul dans le parc, je repère rapidement un ami parmi les membres de l'Harmonia. Dès qu'ils ont fini de défiler, on est reparti pour faire le tour des tentes où plusieurs autres groupes rivalisent de plumes, de grosses caisses et de paillettes. Petit à petit, on se retrouve de plus en plus d'amis, d'abord devant ce groupe, dont le chanteur, vous ne le devinerez jamais, est un français de Kbh, chantant en danois avec l'accent brésilien, et parfois en brésilien. La principale moralité était que définitivement, le danois n'est pas vraiment une langue musicale.




Mais sa bonne humeur était communicative et les nombreuses danseuses si bien emplumées qu'on allait pas bouder notre plaisir. Pour finir, ce fut une banda plus atypique qui nous accueillit, t-shirt noirs, piercing et bracelets cloutés, on se croirait dans feu l'Ungdomshuset ; ne cherchez pas les plumes ni les paillettes, ici c'est plutôt ambiance tambour du Bronx.



Enfin vers minuit, tout le monde ferme, les tentes se démontent, les convois de vélo rayonnent vers tout København, chacun rentre chez soit en fredonnant les airs

25May

Comment faire composer un bouquet de fleurs



A la base j'aime bien offrir des fleurs.... en fait j'aime bien les fleurs tout court ; c'est peut-être mon côté agro, ce même côté qui me fait admirer la poésie d'un sol labouré. Aussi quand une occasion d'offrir des fleurs se présente, je ne me fais pas prier. Il se trouve qu'une bonne occasion se présente ce soir, je décide donc d'aller chez le fleuriste en bas de chez moi. Première déconvenue, le fleuriste ne comprend pas le mot bunch que j'utilise pour demander un bouquet de fleurs ; vérification faite, c'est pourtant le bon terme, mais je crois qu'il est l'un des rares danois à ne pas vraiment parler anglais. Après description de ce que j'appelle bunch, il appelle sa collègue à la rescousse, laquelle est toute prête à composer le bouquet de mon choix... vous connaissez l'angoisse du bouquet vide ?

Pas d'aide pour démarrer, de proposition, encore moins de tentative de cerner l'occasion pour déterminer en langage floral la composition qui s'y prête... Je ne sais, mais pour moi, un fleuriste, c'est un peu comme un caviste ou un libraire : on rentre et on demande "voilà j'aimerais un blanc pas trop sec, pour aller avec une croûte de champignons, donc quelque chose d'assez aromatique et que je ne connais pas encore, qu'est ce que vous avez", ou dans un autre style "Bonjour, je cherche un polar, mais un que j'aurai envie de relire plus tard". Et ne me dites pas que je demande l'impossible, j'ai plus ou moins tenu les deux rôles et croyez moi cette activité de conseil est 100 fois plus intéressante et stimulante que celle d'archivage ou de débouchage de bouteilles. Enfin bon, après quelques minutes d'hésitations et d'aller-retours entre les présentoirs, voici le résultat auquel nous sommes arrivés, et modestement, j'en suis assez fier.


Grmbllll les reflets y gâchent tout!

PS Soundtrack : au début j'avais pensé à Brassens-les lillas, mais faute de l'avoir trouvé sur radioblog, les Bonbons du grand Jacques ont failli gagné la partie mais je les trouvais trop tristes. Et puis le grand Jo est arrivé...

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