Divagations funky au long des méandres d'un monde blogalisé

Divagations funky au long des méandes d'un monde blogalisé

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09Mar 2008

Beau et comique à la fois

Vu sur les pages Ecrans de libé, ce travail original de Julien Saniel qui pour immortaliser notre environnement décide de "faire corps avec lui" au sens strict du terme.



En voyant ces photos, je ne peux m'empêcher de repenser aux spectacles d'impros, à ll'Inedit (malheureusement fermé depuis). La plupart des impros se font à plusieurs, mais entre deux sketchs, il y avait des affrontements mano à mano. Un des acteurs s'était retrouvé dans la salle ; il lui fallait retrouver une bonne entrée sur scène. Il décida de le faire sur le mode sacrificiel, s'élança sur scène en courant et hurlant pour finalement s'écraser sur le décor exactement comme le fait Julien Saniel sur sa pancarte électorale. On a touché ce soir le génie comique, sans parole, en 15 secondes, cet acteur nous a fait hurler de rire pendant 10 minutes.

Je laisse la conclusion à l'acteur principal de la photo :

Mais faut pas oublier, je m’écrase quand même la gueule...

05Mar 2008

Happiness is real only when shared

Into the wild
C'est amusant de voir que je reviens à mon premier mode de remplissage de blog, à savoir les films que je vais voir. Il est vrai que récemment ma fréquentation des salles obscures a augmenté, et qu'entre les films et le labo, il ne reste plus beaucoup de place pour d'autres activités. Hier soir c'était donc le tour d'Into the Wild, réalisé par Sean Penn d'après l'histoire vraie d'un jeune "graduate" qui rompt avec sa famille, la société de consommation et les codes culturels de son milieu social, et cherche dans la communion avec les grands espaces américains un sens à sa vie. Il prétend trouver dans la nature ce qu'on ne peut trouver dans les relations humaines, mais au cours de son périple du Colorado à l'Alaska, c'est bien ses rencontres qui vont compter, plus que ses talents de canioning ou d'ermite.
Et c'est bien la conclusion à laquelle il va arriver, après plusieurs mois seuls dans un bus abandonné au milieu de l'Alaska sauvage, mais hélas trop tard pour qu'il ait encore la force de revenir parmi les hommes.

Le film est lent mais c'est le rythme qui convient à cette histoire, les paysages magnifiques et l'histoire mérite d'être racontée. Donc si vous ne l'avez pas vu, ne m'en veuillez pas de vous avoir raconté la chute, de toute façon vous l'avez bien cherché et ça ne devrait pas gâcher votre plaisir.

Related articles : LAist

02Mar 2008

Kbh speaking


A blog out of any posts for months looks like my desk with 3 month of unreviewed bibliographic watch, one does not know what to begin with. So let us just pick randomly some item : Juno.

I heard about this movie three months ago and since I have seen its trailer during X-mas in Paris, I was dyong to watch it. First if surprisingly some of you never heard about this movie (but then tell me what the hell were you doing ?), Juno is a college girl who happens to be pregnant after some astonishing performances with a youg tic-tac sucker. This movie immediately let me think to Little Miss Sunshine, he shows the same lower-middle class so far from the now usual desperate housewives, and looks like calling them : Hey dude, we are living in the same country you know !

With simplicity, the movie finds the way to touch you and behind the appearance of a comedy, nothing is exaggerated, this is about real relationships. In addition of a nice performance, Juno is also a life-learning story, this movie gives you the desire to be happy. In this category, I found previously Black Cat, White Cat, I cannot imagine that someone has still a bad mood after watching it. ANd to conclude the parallel between both movies, the soundtrack of Juno is worth the detour

02Mar 2008

Ici Kbh



Bon un blog en panne, c'est un peu comme 3 mois de biblio en retard, on sait plus par où commencer. C'est paradoxal, mais on a presque trop à dire pour arriver à dire quoi que ce soit. Alors commençons dans le désordre : Juno.

Ca fait 3 mois que j'en entends parler sur les blogs US, 2 mois que j'ai vu la bande annonce en France, 2 jours que je l'ai enfin vu à København. Pour les ermites anachorètes privés de tout contact médiatique ou ceux assommés par la promo de Rambo IV chez les Ch'tis, Juno est une jeune fille de 16 ans qui suite à une performance innatendue sur un fauteuil avec un suçeur invétéré de TicTac se retrouve enceinte. Dans la lignée du jubilatoire Little Miss Sunshine, Juno met en scène cette lower-middle class américaine qu'on sent si loin de la bourgeoisie des desperate housewives et qui à travers ces deux films semble rappeler à l'autre "eh on vit dans le même pays !".

Avec beaucoup de simplicité, le film et ses acteurs touchent juste, derrière le paravent de la comédie, rien n'est exagéré, les rapports humains y sonnent juste, et c'est finalement en plus d'une leçon de vie une belle leçon de cinéma que donne Juno : un film qui donne envie d'être heureux. Dans cette catégorie je place aussi Chat noir, chat blanc, je veux voir celui ou celle qui est arrivé à sortit du film en faisant la gueule ! Et pour continuer le parallèle, bien que dans un style très différent, la BO de JUno vaut le détour !

15Feb 2008

Tu l'as vu mon SMS ?!

Couv_charlie
Si on a la presse (et les dirigeants...) qu'on mérite, y'a pas de quoi être fier.

13Feb 2008

Les chroniques de Sarko-léon

Il y a beaucoup à dire sur notre président, mais beaucoup d'autres s'en chargent et puis il est suffisamment omniprésent pour ne pas en rajouter. Cependant comment résister à cette vidéo qui montre que le premier mac de France a un point commun avec les pies, il aime ce qui brille :

06Feb 2008

Monde de merde !

Ce matin, tout en écoutant les (creuses) analyses du super-Tuesday, je parcourais le site de Libé. Le rapide survol habituel ne me livre aucun article saisissant, jusqu'à ce que je descende dans la page pour tomber sur un article sidérant et écœurant : Loue studette contre pipe

Il est devenu si difficile de se loger à Paris que certains propriétaires demandent un petit bonus, voire même remplacent le loyer par une obligation d'offres sexuelles. Et les obtiennent...

Tout ceci m'a rappelé un journal de Groland d'il y a quelques années, qui en se moquant des garanties toujours croissantes à présenter, montrait un propriétaire exiger ce genre de faveurs. A l'époque on était dans le domaine du comique et de l'exagération, aujourd'hui on est dans celui du sordide. Je ne sais pas de quoi devraient être poursuivis ces sinistres personnages, je pense que harcèlement sexuel est un minimum. La seule consolation, c'est que quelques heures après sa publication, c'est l'article le plus commenté de l'édition du jour.

Tant qu'il est encore en accès libre, je vous laisse aller sur le site de Libé par vos soins, je le reposterais plus tard.

22Jan 2008

Surfing Kbh

Is it a fake or not, I sincerely do not know. But would like to think it is true.%%%

21Jan 2008

Kafka on the shore

Quoi de mieux pour ce premier post de janvier que de parler de Kafka sur le rivage (Umibe ni kafuka), le dernier roman d'Haruki Murakami, un de mes auteurs fétiches. D'abord car j'aime beaucoup cet auteur et que j'ai abondamment essayé de faire partager mon plaisir à le lire, mais aussi car je donne ainsi une belle perche à mon ami Marvin pour venir s'épancher ici.

Kafka_on_the_shoreComme d'habitude chez Murakami, l'histoire se noue autour d'une trame fantastique, une pierre qui ouvre et ferme une porte et un vieillard qui parle aux chats. Cette trame va servir de support à la quête initiatique du jeune fugueur Kafka, 15 ans, et à la révolution copernicienne du moins jeune Hoshino, le tout gravitant autour d'une bibliothèque, seul élément intangible du récit, elle est ce qu'elle a l'air d'être, une bibliothèque et un lieu de paix, un lieu où le temps se ralentit aussi .

On retrouve l'ambiance mi-rassurante mi-inquiétant des romans de Murakami, des personnages qui se débrayent du cours normal de leur existence, prennent du recul et font le choix plus ou moins lucide de se transformer. Et cette transformation se conduit autant dans notre monde que dans le monde onirique, de toute manière la limite des deux mondes s'est à ce point estompé qu'il n'est plus possible de les séparer. Et finalement à quoi bon, puisque la responsabilité commence dans l'imagination ?

21Jan 2008

Kafka on the shore

What could be better as a first post than talking about about the last Haruki Murakami novel, Kafka on the shore. By the way, for the new ones arriving on this blog, Murakamai is one my favorite writers.

Kafka_on_the_shore
As usual in Murakami books, the story is based on a fantastic thread, a stone which has the ability to open or close a door and an elder who can talk to cats. This story is the support to the initiation quest of a teeanager, called Kafka, running away from the familial house and quickly all the characters are orbiting around a library. That library is finally the only stable element of this story, the only thing which is what it looks like, it means a library and an haven of peace, but also a place where time is slowing down.

We can recognize the usual half comforting, half disquieting atmosphere of Murakami's novels, characters who choose to disengage from the natural pace of life, make a step backward and choose in a more or less aware way to change themselves (From a writer used to create such metamorphosing characters, it was finally natural to write a book called Kafka !). And this transformation is done in our world but also in a oneiric world, but anyway the limit between these two worlds is so thin and fuzzy that it is not possible anymore to separate them, to say where is the reality and where is the dream, to say who is who. But finally why should we separate these two worlds, if, like a character says, responsability begins in your imagination.

If the book is still mysterious for you, do not worry it is normal and part of the pleasure to read Muraami books. However some want to resolve all the enigma making the thread of the novel. Here is what I found on the wikipedia page about the secrets of Kafka:

After the novel's release, Murakami's Japanese publisher set up a website allowing readers to submit questions regarding the meaning of the book. 8,000 questions were received and Murakami responded personally to about 1,200 of them. In an interview posted on his English language website, Murakami stated that the secret to understanding the novel lies in reading it multiple times. Murakami: "Kafka on the Shore contains several riddles, but there aren't any solutions provided. Instead, several of these riddles combine, and through their interaction the possibility of a solution takes shape. And the form this solution takes will be different for each reader. To put it another way, the riddles function as part of the solution. It's hard to explain, but that's the kind of novel I set out to write."


16Dec 2007

Christmas in Kbh

Every winter and despite warmer and warmer seasons, several skating rings are set-up on different squares in Kobenhavn. THe most famous is of course the one on Kgs-Nytorv but it is on the Freriksberg ring I learned yesterday to skate on ice. Actually I have to admit it was easier I was expecting and after one hour if I had probably not the grace neither the skill of most of the danish kids around us, I almost doubled my speed on ice and managed to avoid humiliating falls.

FDK_skateRingSource : http://www.pbase.com/flemmingbo/copenhagen

Thank you C. for pushing me on ice, it was a great moment.

14Dec 2007

Aux danseurs des cuisines

Trouvé un peu au hasard sur le BD_blog de Lionel Larchevêque, une planche appelée Funky Christmas. Un titre pareil ne pouvait manquer d'attirer les hommages de ce blog, le dessin n'est pas très christmas, mais tous ceux qui prennent le sol de leur cuisine pour un dancefloor s'y reconnaîtront.


Source : NotaLoveSong

09Dec 2007

La chanson du dimanche

Depuis que Rotor et sa belle ont attiré mon attention sur La Chanson du dimanche, leur succès ne cesse de croître. Un concept simple, une chanson à la con tous les dimanche, généralement filmée en extérieur (et en une prise), une mise en musique minimaliste (guitare acoustique et boîte à rythmes). Alors plutôt que de longues paraphrases, voici deux chansons dominicales, et en plus c'est en creative content, donc pas de limite à leur diffusion !


Petit Cheminot (La Chanson du Dimanche s02e05)


Super Pouvoir d'Achat (la chanson du dimanche s02e11)

07Dec 2007

Des nouvelles de la narbonnaise

Ancienne et future terre d'attache de votre serviteur, le narbonnais est généralement assez discret dans les médias. Du coup quand je trouve un entrefilet de presse parlant du pays de la Tramontane, je ne peux pas résister. Donc voici ce que j'ai lu sur Effets de terre, l'excellent blog de Denis Delbecq, ancien de Libé.

De l’avis de la des Parcs naturels régionaux de France, c’est une première, alors on débouche une bouteille: Pour la première fois, un tribunal reconnaît un préjudice environnemental sur un parc naturel régional (PNR)… Le PNR de la Narbonnaise recevra deux fois 10 000 euros d’un industriel qui a provoqué une pollution en 2004. La première, en réparation du préjudice moral, la seconde, en réparation du préjudice environnemental.
En décembre 2004, une usine de conditionnement de produits phytosanitaires avait déversé du chlorpyrifos, un insecticide, dans un ruisseau qui a ensuite pollué l’étang de Bages.
Sigean. Selon la fiche chimique internationale, ce produit est un formidable ami de l’environnement, qui attaque le système nerveux. Les poissons y sont très sensibles, et ne se sauvent même plus lorsqu’on jette un caillou dans l’eau, raconte Hélène Sheffer, dans un reportage effectué en 2005 dans la zone polluée. Des milliers de poissons, et d’oiseaux, ont rendu l’âme et la pêche a dû être interdite pendant trois mois. Vingt mille euros pour un tel foutoir, ce n’est pas cher payé.



La bonne blague dans l'affaire c'est que j'ai déjà rencontré le triste sir propriétaire de cette entreprise. Rencontre peu amicale d'ailleurs, puisque c'était autour d'une barricade bloquant l'accès du terminal pétrolier de Port-la-nouvelle. Donc ce triste sir n'avait rien trouvé de plus intelligent que d'insulter les grèvistes, les traitant de fainéant et autres noms d'oiseau. Je me souviens encore de la frousse qu'on lui a donné en retour, et vu le montant très dérisoire de l'amende, je regrette presque qu'il soit reparti avec ses 2 rétroviseurs...

06Dec 2007

To be or not to be (geek) ?

Il est souvent difficile de donner une bonne définition de "geek", d'une part parce que tout le monde n'a pas la même perception du terme, mais surtout parce que comme Rome, beaucoup ed chemins mènent au geek et que comme Janus,  le geek est protéiforme. Une des meilleures définitions était donc de chercher sur internet un test de geek, et obtenir ainsi une définition en creux du geek. Maintenant vous pouvez aller sur le FLickR de ExtraLife. où les 56 visages du geek y sont représentés.

04Dec 2007

Stiff heads (?)

One my favourite bands for the last decade is a french band called "Têtes Raides", literally "Stiff Heads". This former punk and now labelled as "neo-realist alternative rock" band has just released its 10th album, Banco. I found the two last albums a bit disappointing and was ready to predict a kind of end for the band. Perhaps this album will make me lie, and sincerely I hope so.


Anyway you can make your own idea with this new song dedicated to immigrants expulsions. And because I am nowadays really sensitive to racism and xenophobia issues, I add this former song, L'identidé (light alliteration from the french word meaning Identity). Enjoy !

04Dec 2007

Têtes raides

et toujours vivantes... J'ai été déçu par les derniers albums, l'opus de cette année semble plus convaincant. En attendant une écoute plus complète, voici un extrait de l'album, un morceau au sujet des expulsions et des sans-papiers.


Et comme je suis en ce moment particulièrement réactif sur tous ce qui touche au racisme et à la xénophobie, je colle cette chanson plus ancienne :

02Dec 2007

Ils ont voté.

Il y a quelques semaines le Danemark a renouvelé son parlement. Dans une monarchie parlementaire, c'est l'élection la plus importante du pays. Au sujet de l'organisation des élections, il y a quelques spécificités au scrutin danois : tout d'abord une chambre va rarement au terme de son mandat, le premier ministre ayant le droit de convoquer de nouvelles élections, les élections sont appelées quand le gouvernement en place juge les conditions favorables à sa réélection. Celle-ci avait 2 ans et demi. Les partis sont tous officiellement désignés par une lettre en plus de leur sigle. L'affichage ne se fait pas sur des panneaux publics comme en France mais sur des panneaux en bois fixés aux poteaux et aux clôtures par les militants. Cela donne lieu à une surprenante métamorphose des rues et donne aussi la couleur militante des quartiers.

En l'occurrence deux causes principales ont conduit à l'appel anticipé d'élections : l'apparition l'année dernière d'un nouveau parti, Ny Alliance, créé par la dissidence de l'aile droite de "Radikal Venstre" (i.e la gauche radicale, un parti de centre-gauche, comprendre plus au centre que socio-démocrate) offrait à Rasmunsen l'espoir de pouvoir constituer une nouvelle majorité, sans le soutien du Dansk Folkeparti, parti d'extrême droite qui appartenait à la coalition au pouvoir. un contexte économique florissant pour le Danemark qui permet au premier ministre de ne pas avoir à défendre son bilan le Dk a actuellement le taux de chômage le plus faible de son histoire.

Donc après 1 mois de suspense sur la date précise des élections anticipées, celle-ci ont finalement été convoquées... mais n'ont pas abouti au résultat escompté. Venstre (ce qui signifie gauche en danois mais correspond au principal parti de droite auquel appartient le premier ministre, Anders Fogh Rasmussen) reste le 1er parti avec 46 sièges mais il en a perdu 6, alors que son allié de droite, le Dansk Folkeparti en a gagné 1 (portant sa représentation à 25 sièges). Le Konservative Folkeparti quant à lui est resté stable à 18 sièges. Côté gauche, la scission de Radikale Venstre a couté aux deux, et le principal parti, Socialdemokraterne, en obtenant 45 sièges, n'arrive pas à renverser son adversaire et au contraire voit sa représentation s'éroder. Le gouvernement a été annoncé cette semaine mais je n'a pas encore récupéré sa composition.

Néanmoins, le suffrage danois est très intéressant car malgré les profondes différences sociétales qui peuvent exister entre le Danemark et la France, on peut faire plusieurs analogies :
  • tout d'abord la force de l'extrême droite, pas sous sa forme la plus tapageuse style groupuscule néo-nazi, mais qui néanmoins fait recette d'un discours basé sur la stigmatisation des étrangers (arabes de préférences), la valorisation des "racines" et des "valeurs nationales". Je ne crois pas qu'il y ait actuellement un pays européen qui échappe à cette tendance lourde, de Flandre en Italie en passant par les lois Hortefeux (qui sont plus que les seuls tests ADN...) de la Sarko-France, les discours et politiques d'extrême droite sont présents un peu partout et les cordons sanitaires ont soit explosé, soit se sont estompés.
  • la tentation d'un "nouveau centre" reçoit toujours un meilleur accueil pré-electoral que dans les urnes. Finalement à force de parler de par rapport à qui on est, on fait la démonstration qu'on n'est qu'une machine électorale incapable de définir ses propres lignes directrice de pensée, Bayrou ne fait pas mieux que Naser Khader (le fondateur de Ny Alliance)
  • il n'y pas (plus ?) de Parti Communiste au Danemark, un groupe étiqueté verts-extrême gauche arrive à grappiller quelques sièges mais celà reste très minoritaire ;en revanche il y a deux gros partis de gauche, le parti socio-démocrate et le parti socialiste.
Finalement les résultats ne sont pas vraiment surprenant : un renversement de majorité aurait été franchement inattendu et le raidissement récent de la société danoise n'est un secret pour personne, en particulier pour les expat's directement sensibles à ce comportement. En fait la plus grande surprise a été la rupture d'un a priori classique au Danemark qui dit que c'est la faute du Jutland si le DanskeFolk Parti est si fort. Et bien l'examen circonscription par circonscription a montré qu'à l'exception de quelques districts (comme Nørrebro) montre que le Danemark dans son ensemble vote à 13% pour eux, sans variation significative d'une île à une autre.

Moralité : ben y a du boulot !  et mes expériences de ce WE (à venir dans un autre billet) ne me rendent pas vraiment optimistes...

23Nov 2007

La fin de la courronne danoise ?

C'est moyennement une surprise, une commission parlementaire ayant été formée il y a quelques mois pour réévaluer tous les opt-outs dont bénéficie le Danemark. Après avoir initialement rejeté le traité de Maastricht en 1992, le Danemark l'a approuvé un an plus tard, en bénéficiant de certaines concessions notamment sur la monnaie unique, la défense commune, la coopération judiciaire ou encore la citoyenneté européenne.
Dans le faits, le cours de la DKK est accroché à celui de l'euro à la 4ème décimale, et n'a rien à craindre des contraintes de Maastricht, il les respecte amplement et pour plusieurs années. De récents sondages montrent qu'une courte majorité de danois seraient prêts à passer à l'euro. Cependant le sentiment d'appartenance à l'UE est assez pauvre au Dk et le souvenir des émeutes meurtrières qui ont suivi l'adoption de Maastricht reste très présent.
La seule certitude pour l'instant est que le vote populaire sur les exemptions danoises devra avoir lieu après la ratification du nouveau traité européen.

21Nov 2007

Chirac en prison

Je n'aurais jamais cru qu'une info puisse faire plaisir autant à Sarkozy qu'à moi, mais je suis sûr que notre Napoléon IV n'a pu retenir un cri d'allégresse en apprenant la mise en examen de son prédécesseur.

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