Divagations funky au long des méandres d'un monde blogalisé

Divagations funky au long des méandes d'un monde blogalisé

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07Apr 2011

Le genre humain, menacé

Le genre humain, menacé

| 02.04.11 | 15h11  •  Mis à jour le 04.04.11 | 15h39

Une information fondamentale publiée par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) est passée totalement inaperçue : le pic pétrolier s'est produit en 2006. Alors que la demande mondiale continuera à croître avec la montée en puissance des pays émergents (Chine, Inde et Brésil), la production de pétrole conventionnel va connaître un déclin inexorable après avoir plafonné. La crise économique masque pour l'heure cette réalité.

Mais elle obérera tout retour de la croissance. La remontée des coûts d'exploration-production fera naître des tensions extrêmement vives. L'exploitation du charbon et des réserves fossiles non conventionnelles exigera des investissements lourds et progressifs qui ne permettront guère de desserrer l'étau des prix à un horizon de temps proche. Les prix de l'énergie ne peuvent ainsi que s'affoler.

Le silence et l'ignorance d'une grande partie de la classe politique sur ce sujet ne sont guère plus rassurants. Et cela sans tenir compte du fait que nous aurons relâché et continuerons à dissiper dans l'atmosphère le dioxyde de carbone stocké pendant des millénaires... Chocs pétroliers à répétition jusqu'à l'effondrement et péril climatique. Voilà donc ce que nous préparent les tenants des stratégies de l'aveuglement. La catastrophe de Fukushima alourdira encore la donne énergétique.

De telles remarques génèrent souvent de grands malentendus. Les objections diagnostiquent et dénoncent aussitôt les prophètes de malheur comme le symptôme d'une société sur le déclin, qui ne croit plus au progrès. Ces stratégies de l'aveuglement sont absurdes. Affirmer que notre époque est caractérisée par une "épistémophobie" ou la recherche du risque zéro est une grave erreur d'analyse, elle éclipse derrière des réactions aux processus d'adaptation la cause du bouleversement.

Ce qui change radicalement la donne, c'est que notre vulnérabilité est désormais issue de l'incroyable étendue de notre puissance. L'"indisponible" à l'action des hommes, le tiers intouchable, est désormais modifiable, soit par l'action collective (nos consommations cumulées) soit par un individu isolé ("biohackers"). Nos démocraties se retrouvent démunies face à deux aspects de ce que nous avons rendu disponible : l'atteinte aux mécanismes régulateurs de la biosphère et aux substrats biologiques de la condition humaine.

Cette situation fait apparaître "le spectre menaçant de la tyrannie" évoqué par le philosophe allemand Hans Jonas. Parce que nos démocraties n'auront pas été capables de se prémunir de leurs propres excès, elles risquent de basculer dans l'état d'exception et de céder aux dérives totalitaristes.

Prenons l'exemple de la controverse climatique. Comme le démontre la comparaison entre les études de l'historienne des sciences Naomi Oreskes avec celles du politologue Jules Boykoff, les évolutions du système médiatique jouent dans cette affaire un rôle majeur. Alors que la première ne répertoria aucune contestation directe de l'origine anthropique du réchauffement climatique dans les revues scientifiques peer reviewed ("à comité de lecture"), le second a constaté sur la période étudiée que 53 % des articles grand public de la presse américaine mettaient en doute les conclusions scientifiques.

Ce décalage s'explique par le remplacement du souci d'une information rigoureuse par une volonté de flatter le goût du spectacle. Les sujets scientifiques complexes sont traités de façon simpliste (pour ou contre). Ceci explique en partie les résultats de l'étude de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) pilotée par Daniel Boy sur les représentations sociales de l'effet de serre démontrant un sérieux décrochage du pourcentage de Français attribuant le dérèglement climatique aux activités humaines (65 % en 2010, contre 81 % en 2009). Ces dérives qui engendrent doute et scepticisme au sein de la population permettent aux dirigeants actuels, dont le manque de connaissance scientifique est alarmant, de justifier leur inaction.

Le sommet de Cancun a sauvé le processus de négociation en réussissant en outre à y intégrer les grands pays émergents. Mais des accords contraignants à la hauteur de l'objectif des seconds sont encore loin. S'il en est ainsi, c'est parce que les dirigeants de la planète (à l'exception notable de quelques-uns) ont décidé de nier les conclusions scientifiques pour se décharger de l'ampleur des responsabilités en jeu. Comment pourraient-ils à la fois croire en la catastrophe et ne rien faire, ou si peu, pour l'éviter ?

Enfermée dans le court terme des échéances électorales et dans le temps médiatique, la politique s'est peu à peu transformée en gestion des affaires courantes. Elle est devenue incapable de penser le temps long. Or la crise écologique renverse une perception du progrès où le temps joue en notre faveur. Parce que nous créons les moyens de l'appauvrissement de la vie sur terre et que nous nions la possibilité de la catastrophe, nous rendons celle-ci crédible.

Il est impossible de connaître le point de basculement définitif vers l'improbable ; en revanche, il est certain que le risque de le dépasser est inversement proportionnel à la rapidité de notre réaction. Nous ne pouvons attendre et tergiverser sur la controverse climatique jusqu'au point de basculement, le moment où la multiplication des désastres naturels dissipera ce qu'il reste de doute. Il sera alors trop tard. Lorsque les océans se seront réchauffés, nous n'aurons aucun moyen de les refroidir.

La démocratie sera la première victime de l'altération des conditions universelles d'existence que nous sommes en train de programmer. Les catastrophes écologiques qui se préparent à l'échelle mondiale dans un contexte de croissance démographique, les inégalités dues à la rareté locale de l'eau, la fin de l'énergie bon marché, la raréfaction de nombre de minéraux, la dégradation de la biodiversité, l'érosion et la dégradation des sols, les événements climatiques extrêmes... produiront les pires inégalités entre ceux qui auront les moyens de s'en protéger, pour un temps, et ceux qui les subiront. Elles ébranleront les équilibres géopolitiques et seront sources de conflits.

L'ampleur des catastrophes sociales qu'elles risquent d'engendrer a, par le passé, conduit à la disparition de sociétés entières. C'est, hélas, une réalité historique objective. A cela s'ajoutera le fait que des nouvelles technologies de plus en plus facilement accessibles fourniront des armes de destruction massive à la portée de toutes les bourses et des esprits les plus tourmentés.

Lorsque l'effondrement de l'espèce apparaîtra comme une possibilité envisageable, l'urgence n'aura que faire de nos processus, lents et complexes, de délibération. Pris de panique, l'Occident transgressera ses valeurs de liberté et de justice. Pour s'être heurtées aux limites physiques, les sociétés seront livrées à la violence des hommes. Nul ne peut contester a priori le risque que les démocraties cèdent sous de telles menaces.

Le stade ultime sera l'autodestruction de l'existence humaine, soit physiquement, soit par l'altération biologique. Le processus de convergence des nouvelles technologies donnera à l'individu un pouvoir monstrueux capable de faire naître des sous-espèces. C'est l'unité du genre humain qui sera atteinte. Il ne s'agit guère de l'avenir, il s'agit du présent. Le cyborg n'est déjà plus une figure de style cinématographique, mais une réalité de laboratoire, puisqu'il est devenu possible, grâce à des fonds publics, d'associer des cellules neuronales humaines à des dispositifs artificiels.

L'idéologie du progrès a mal tourné. Les inégalités planétaires actuelles auraient fait rougir de honte les concepteurs du projet moderne, Bacon, Descartes ou Hegel. A l'époque des Lumières, il n'existait aucune région du monde, en dehors des peuples vernaculaires, où la richesse moyenne par habitant aurait été le double d'une autre. Aujourd'hui, le ratio atteint 1 à 428 (entre le Zimbabwe et le Qatar).

Les échecs répétés des conférences de l'ONU montrent bien que nous sommes loin d'unir les nations contre la menace et de dépasser les intérêts immédiats et égoïstes des Etats comme des individus. Les enjeux, tant pour la gouvernance internationale et nationale que pour l'avenir macroéconomique, sont de nous libérer du culte de la compétitivité, de la croissance qui nous ronge et de la civilisation de la pauvreté dans le gaspillage.

Le nouveau paradigme doit émerger. Les outils conceptuels sont présents, que ce soit dans les précieux travaux du Britannique Tim Jackson ou dans ceux de la Prix Nobel d'économie 2009, l'Américaine Elinor Ostrom, ainsi que dans diverses initiatives de la société civile.

Nos démocraties doivent se restructurer, démocratiser la culture scientifique et maîtriser l'immédiateté qui contredit la prise en compte du temps long. Nous pouvons encore transformer la menace en promesse désirable et crédible. Mais si nous n'agissons pas promptement, c'est à la barbarie que nous sommes certains de nous exposer.

Pour cette raison, répondre à la crise écologique est un devoir moral absolu. Les ennemis de la démocratie sont ceux qui remettent à plus tard les réponses aux enjeux et défis de l'écologie.



Michel Rocard, ancien premier ministre, coauteur avec Alain Juppé de "La politique, telle qu'elle meurt de ne pas être" (JC Lattès, 314 p., 18 €).

Dominique Bourg, professeur à la faculté des géosciences et de l'environnement de l'université de Lausanne, membre du Comité de veille écologique de la Fondation Nicolas Hulot

Floran Augagneur, philosophe, enseigne la philosophie de l'écologie à l'Institut d'études politiques de Paris

 

Michel Rocard, Dominique Bourg et Floran Augagneur Article paru dans l'édition du 03.04.11

16Mar 2011

Recette de la mousse au chocolat

Privé de four depuis le 24 décembre, nous nous sommes repliés sur les desserts crus et les crêpes. Nouvelle recette donc, la mousse au chocolat, pour 4 personnes.

Faire fondre 125 grammes de chocolat pâtisser à 70% de cacao avec une noix de beurre
Séparer le blanc des jaunes de 3 ou 4 oeufs ; mêler le jaune au chocolat, faire monter les blancs en neige.
Incorporer le chocolat aux blancs puis mettre au frigo.

10Oct 2010

Le Club des Incorrigibles Optimistes

J'ai fini récemment la lecture d'un premier roman, Le Club des Incorrigibles Optimistes, de Jean-Michel Genassia. Bien qu'épais de 700 pages, j'ai dévoré ce livre, et si l'ont dit que tout le monde a en lui de quoi écrire un premier roman, force est de constater que celui-ci est en plus très bien écrit. C'est une chronique le temps des années lycées d'un jeune garçon à Paris, à l'époque de la guerre d'Algérie. Originalité de ce fan de baby-foot, il va devenir membre d'un club de réfugiés politiques du bloc de l'Est, tous issus de pays, de conditions différentes, partis en exil pour des raisons différentes, mais qui se retrouvent pour partager leur folie et leur goût des célébrations éthyliques au verre cassé.
La narration est réellement intelligente, la linéarité du récit brisée juste ce qu'il faut, et la chronique d'une France pré-68 où rentiers issus d'une France en voie de disparition et communistes pas encore désabusés vivent chacun dans leurs illusions, tandis qu'un adolescent fait son éducation sentimentale.
Définitivement un très bon roman, signe par ailleurs que les lycéens se trompent rarement pour le choix de leur Goncourt.

02Oct 2010

Crêpes, Galettes and Co

Crêpes

Mélanger au fouet
  • 175g farine
  • 300 mL lait
  • 2 oeufs
  • sel
  • 20 g beurre fondu
Faire cuire à la poêle (th 7)

Galettes

Mélanger au fouet
  • 300 g farine
  • 1 oeuf
  • 500 mL d'eau
  • 100 mL lait
  • sel, 1 cs d'huile

Gauffres

Mélanger au fouet
  • 250 g de farine
  • 50 g de sucre
  • 250 mL de lait
  • un sachet de levure
  • compléter avec de l'eau

29Oct 2009

Certitudes et craintes pour Copenhague

Je reproduit ici une chronique d'Yves Cochet, publiée aujourd'hui sur Actu-Environement.

Nous avons trois certitudes. La modification de la composition de l'atmosphère en gaz à effet de serre (GES) est rapide et importante depuis cinquante ans. Le réchauffement global est sans équivoque lorsqu'on observe l'évolution des températures moyennes, mais aussi l'élévation du niveau des mers par dilatation, l'accroissement de la vapeur d'eau, la fonte des glaciers et d'autres facteurs. Enfin, l'essentiel de ce changement est dû aux activités humaines, même si certaines activités naturelles telles que les cycles du soleil et le volcanisme peuvent parfois amplifier ou contrecarrer ce changement. Parce qu'il n'y a pas, dans le passé, l'analogue de ce qui se passe actuellement, il est nécessaire de réduire drastiquement et rapidement nos émissions de GES et de mettre en oeuvre des politiques d'adaptation, notamment pour la protection des populations de certains pays du Sud.

Il y a une autre raison d'agir vite et fort à Copenhague. Nous n'avons plus que quelques années pour profiter de notre capacité de faire, de notre puissance disponible, de notre relative prospérité avant que l'énergie ne devienne rare et beaucoup plus chère qu'aujourd'hui, tandis que la récession concomitante nous empêchera d'agir efficacement. Si un bon accord juridique n'est pas conclu à Copenhague, nous n'aurons plus le temps de nous en tirer, faute de moyens physiques économiquement disponibles. Nous ne sommes plus dans le rêve essentialiste d'une bienheureuse société post-carbone en 2050, nous sommes dans le compte à rebours pour éviter le pire, pour réduire les souffrances de nos enfants et petits-enfants, pour sauver le plus grand nombre de nos frères et soeurs du Sud. Pratiquement, le point le plus important de Copenhague est un accord contraignant sur la décroissance réelle et forte des émissions de GES à partir de 2015.

Moins connu que les autres arguments en faveur de la réduction des GES, cette raison d'agir basée sur la raréfaction et le renchérissement imminents de l'énergie doit être expliquée plus avant. Essentiellement : le modèle économique dominant - que l'on peut qualifier de « libéral-productiviste » - nécessite une croissance sans fin et une création d'emplois continuelle, ce qui est physiquement impossible. Plus explicitement : l'économie actuelle s'appuie sur les marchés et les emplois pour distribuer les biens et les services ; la croissance du PIB et des emplois exige la croissance de l'énergie nette disponible ; cette dernière est liée au pic de production de pétrole qui arrive aujourd'hui et sera donc suivi - dès la décennie 2010-2020 - d'une décroissance longue et définitive du PIB, la récession actuelle se transformant en dépression puis en chaos si nos dirigeants ne décillent pas les yeux. Bref, lorsque l'énergie nette disponible décroît, tout décroît. Cette décroissance n'est même plus un choix politique issue d'un débat politique sur les meilleures orientations pour une planète soutenable, cette décroissance est notre destin.

De ce point de vue, les débats préparatoires à Copenhague sont souvent affligeants. Les sujets qui occupent le devant de la scène ne permettant pas du tout de faire face à l'avenir tel que décrit ci-dessus. On organise ici de vastes conférences sur la création d'un marché mondial du carbone, à l'image de l'European Trading Scheme (ETS) qui a montré son inefficacité depuis trois ans. On réunit là des experts actionnés par les lobbies pour débattre gravement de la capture et séquestration du carbone. On rassemble ailleurs des responsables économiques pour chanter les vertus des Mécanismes de développement propre (MDP), c'est-à-dire l'achat, par les entreprises du Nord, de crédits d'émissions dégagés par des projets de dépollution au Sud. Au lieu d'exiger un effort national en faveur de la baisse réelle des émissions dans chaque pays riche, le « paquet énergie-climat » de l'Union européenne, adopté en décembre 2008 sous présidence française, autorise les Etats de l'Union à externaliser leur vertu en instaurant ainsi un marché mondial d'indulgences au profit du Nord. Toutes ces manoeuvres ne sont qu'échappatoires à l'affrontement direct de la réalité climatique et énergétique.

A Copenhague, tout texte dilatoire inspiré par le nationalisme économique ou l'ignorance de la hauteur des enjeux nous conduirait vers un désastre global. Je crains que les chefs d'Etats et de gouvernements, faute d'accepter un accord juridique contraignant, s'en tirent par une déclaration politique commune, d'autant plus magnifique qu'elle sera vide de décisions.

Yves COCHET
Mathématicien, ancien Ministre de l'Environnement, Député de la 11e circonscription de Paris.

Je ne peux malheureusement que soutenir le point de vue d'Yves Cochet. Bush a fait perdre 8 ans à la lutte contre le réchauffement climatique, 8 ans perdus à un moment critique. Il est trop tard pour choisir une voie tranquille, on n'est plus dans l'évitement mais dans le contrôle des dommages, et plus on attend, plus les efforts à mettre en œuvre explosent. Malheureusement les réactions à l'idée d'une taxe carbone ont bien montré qu'une majorité de groupes d'opinion n'a pas encore réalisé la gravité de la situation.

Face à l'échec prévisible de Copenhague, il ne reste plus qu'à construire son abri anti-réchauffement, de la même manière que certains ont construit leur abri anti-nucléaire : acheter une maison dans une région tempérée, avec un grand terrain et une forêt pas loin et réapprendre l'autharcie. Triste perspective.

21Oct 2009

Contrôles biomètriques

Lu dans Libé ce matin, notre bien aimé gouvrenement propose d'installer des contrôles biomètriques à Roissy pour diminuer les temps d'attente aux passages des frontières entre pays de l'espace Schengen. Encore une fois, la lecture des romans de science-fiction écrits il y a 40 ans se révèle douloureusement visionnaire. L'état, en manque de contrôle sur ses citoyens, généralise les mouchards, et, pour mieux les faire accepter, les pare des atours de la simplification et de la praticité. Les nouvelles technologies offrent des opportunités, tant en terme de service individuel que de meilleure régulation, mais chaque mutation technologique devrait être évaluée en terme de liberté individuelle, en d'autres terme cette innovation s'accompagne-t-elle d'un fichage inutile ? 

Ainsi le pass Navi'Go de la RATP est-il très agréable à utiliser, il diminue le temps de passage et le stress de retrouver son billet parmi une myriade de poches ou de le trouver démagnétiser au milieu d'une pile de monnaie. Mais, au passage, il permet de tracer les déplacements de ses utilisateurs. Pointé par la CNIL, ce fonctionnement a fait l'objet d'une correction par la RATP : moyennant une légère contribution supplémentaire, les usagers peuvent choisir un pass anonymisé. Ce fonctionnement est innique à plus d'un titre :
  1. tout d'abord il démontre qu'il était absolument pas nécessaire de collecter l'identité des usagers au sein du pass puisqu'une solution anonyme est proposée,
  2. l'accès à un système respectueux de la vie privée est payant
  3. cette formule dévelopée pour apaiser la CNIL ne fait l'objet d'aucune publicité par la RATP.

Navi'Go est un très  bon exemple d'introduction du contrôle de chacun sous couvert de praticité. Revenons quand même au cas du contrôle biomètrique de Roissy. Est-il pratique ? J'en doute fort. Car sachez monsieur Besson - et oui c'est encore à ce triste sire que l 'on doit cette innovation- que ce qui ralentit les passages aux frontières, ce sont moins les contrôles d'identité (surtout entre pays Schengen) que les queues devant les scanners pour bagages et les aéroports mal conçus (Roissy ayant la palme des aéroports hostiles et mal foutus). Mais évidemment bien concevoir les circulations dans un aéroport et dimensionner le contrôle des bagages ne permet pas d'habituer tranquillement vos citoyens aux contrôles biomètriques, qui bien sûr, ne devraient pas inquiéter quelqu'un qui n'a rien à se reprocher.

10Sep 2008

I love my forest

To press european MP and european commission to vote a law protecting forests over the world by forbiding any trade of illegally cut wood, Greenpeace started a campaign where the idea is that anybody takes a picture showing its love for forest and upload it on a flickR group. So if you have a forest close to your place and a camera, you know what you should do next week-end...

09Sep 2008

Insouiante jeunesse danoise

Comment ne pas citer cet article paru dans Le Monde ce soir, comparant l'optimisme des jeunes danois et français... Un peu à la bourre, je copie-colle et ajouterai mes commentaires prochainement.

Est-il possible d'avoir 20 ans et de penser, contrairement à Paul Nizan, que c'est "le plus bel âge de la vie" ? Est-il pensable, le bac en poche, de se dire qu'on a tout le temps - cinq, huit, pourquoi pas dix ans - pour flâner, butiner, tâtonner, explorer, à la recherche de soi, et d'une voie idéale menant à l'épanouissement ? Est-il concevable, enfin, d'étendre cette période délectable de la "jeunesse" sans la moindre anxiété d'origine matérielle ou de recherche d'emploi ? Mieux : avec la quasi-certitude que les virages, secousses, et multiples expériences du parcours - fût-il vagabond et chaotique - éveilleront chez un employeur potentiel respect, admiration... et se monnaieront ?

Nous sommes décidément loin de Paris et des angoisses qui, d'après tous les sondages, plombent le moral des jeunes Français ainsi que celui de leurs parents. Ici, à Copenhague, la jeunesse à bicyclette se dit résolument "chanceuse et optimiste". Et les Danois qui se confient rient de notre perplexité devant leur stupéfiante décontraction, leur aisance à se déclarer "en construction", et leur formidable confiance dans l'avenir. "Bienvenue au royaume de l'insouciance !", s'exclame un père de famille, universitaire, en couvant du regard deux grands adolescents, qu'il encourage à prendre le large et "partir explorer le monde". Insouciance, c'est bien cela. Les jeunes le confirment qui précisent : "Délicieuse insouciance."

Une étude comparative des jeunesses (16-29 ans) de 17 pays, publiée en 2006 par la Fondation pour l'innovation en politique et réalisée avec l'institut suédois Kairos, donnait des résultats spectaculaires. Seuls 26 % des Français estimaient par exemple leur avenir personnel "prometteur" contre... 60 % des Danois. 27 % des Français se disaient persuadés d'avoir "un bon travail dans l'avenir" contre... 60 % des Danois. 32 % des Français se disaient "satisfaits" de leur vie contre... 51 % des Danois. Et 22 % des Français affirmaient avoir une liberté et un contrôle total sur leur propre avenir contre... 45 % des Danois. Enfin, interrogés sur les qualités à développer chez l'enfant, les Français choisissaient "l'obéissance" tandis que les Danois plébiscitaient "l'indépendance". Un paradoxe, quarante ans après le mouvement antiautoritaire des jeunes de Mai 68. Mais un choix de valeurs très significatif des différentes conceptions de l'apprentissage de la vie.

"C'est fascinant !, observe Cecile Van de Velde, auteur d'une thèse Devenir adulte, sociologie comparée de la jeunesse en Europe, publiée cette année chez PUF. Français et Danois se situent aux deux extrêmes d'un panel européen. Aux Français anxieux, pressés par le temps, cernés par le chômage, convaincus que leur destin se joue avant 25 ans et qu'un échec ou une erreur d'orientation se paient durant toute la vie, s'opposent les Danois confiants, financièrement autonomes grâce à des bourses, prêts et petits boulots, encouragés à l'exploration et à la mobilité, avec un horizon ascendant et un marché de l'emploi avide de leur apport."

Le tableau est dressé, que l'on croirait caricatural. Mais la vingtaine de jeunes gens rencontrés à Copenhague, en ce début septembre, n'auront de cesse de l'accréditer. "La jeunesse est ici une époque bénie, explique Sven Morch, professeur de psychologie à l'université de Copenhague. Ce qu'elle évoque, véhicule, implique est d'ailleurs si populaire, si positif, que tout le monde voudrait en être et qu'elle tend à s'allonger à l'infini." S'allonger ? "Les enfants piaffent d'aborder ce rivage et les parents précipitent le mouvement en basant l'éducation de leurs gamins sur l'autonomie et en les habillant très tôt en ados. Dans l'entreprise, les emplois doivent de plus en plus avoir l'attrait du "job", être distrayants, permettre le développement individuel et même paraître sexy !" La société danoise a pour la jeunesse, dit-il, toutes les indulgences et toutes les attentions. "Et nos jeunes excellent à être jeunes !"

Cela fait sourire la bande de garçons, de 17 à 20 ans, réunis ce dimanche dans le jardin des parents de l'un d'eux. Oui, ils ont bien l'intention d'être "bons" dans la position de "jeunes". Oui, la vie, ces prochaines années, promet d'être "vraiment cool". Comme elle le fut déjà, reconnaissent-ils, pendant toute leur scolarité. Pas d'angoisses de carnets de notes ou de devoirs sur table ? "Jamais ! Toute idée de classement est inacceptable, assure Stefan, 20 ans. Elle irait à l'encontre de l'égalité sur laquelle est fondée notre social-démocratie. Les profs comme les parents tentent toujours de trouver du positif. Ce qui compte, c'est d'être soi-même et de se sentir bien."

Pas de stress, de retenues, de sélection, encore moins de redoublements. Surtout, jamais de menaces associant une profession dévalorisée à un échec scolaire, du genre : "Si tu ne travailles pas, tu finiras..." L'échelle des revenus étant de toute façon très serrée, le diplôme ne garantira pas un salaire plus élevé, une meilleure qualité de vie, ou l'unique moyen de s'élever socialement. Alors, pas de chantage !

Entre collège et lycée, il arrive que des élèves fassent "une pause", en s'inscrivant dans une "école du peuple", un internat où, loin des programmes scolaires classiques, ils se consacreront à leurs passions : sports, art, environnement. Marcus, 17 ans, se souvient de cette année où il a développé un projet sur la musique cubaine et effectué un séjour à Paris et à Cuba comme d'un moment merveilleux et essentiel, où il a "grandi, rêvé, appris à vivre et composer avec les autres, et penser à la vie". Encore deux ans de lycée, et il fera de nouveau une pause. Un an, dit-il. Pour aller sur les routes. "En Espagne, peut-être ; prendre un job de serveur ; bourlinguer ; avant d'entreprendre des études d'anthropologie."

Ce projet d'une ou deux années "off" est partagé par la quasi-totalité des jeunes, qui vont jusqu'à trouver "dangereux", voire "catastrophique", le fait de foncer tête baissée dans les études. Adel, 19 ans, avoue avoir fait ce choix, mais c'est parce qu'il rêve d'être médecin et que, issus de parents ayant fui l'Irak de Saddam Hussein et ayant dû repasser des diplômes au Danemark, il sait que sa famille considérerait comme "un gaspillage de temps effarant" la pause d'un an après le bac. "C'est pourtant le moment de faire des expériences, de se tester, d'acquérir de la maturité hors du cadre familial", assure Lars, 19 ans, expliquant qu'il lui faut d'ailleurs trouver d'urgence une location car sa mère le met à la porte : "Elle a raison, remarquez ! C'est le bon moment, et le meilleur moyen de rester bons amis !"

Ses amis éclatent de rire. Si l'initiative du départ de la maison n'est pas souvent le fait des parents, la nécessité de ce départ, à la fin de l'enseignement secondaire, s'impose à tous comme une évidence. Pas de rite, pas de larmes, le départ s'inscrit simplement dans une démarche d'autonomie amorcée dès 13-15 ans, par le recours à de petits boulots rémunérés (caissiers, vendeurs, plieurs de journaux), à des tâches ménagères payées, puis par la perception, dès l'âge de 18 ans, d'une aide financière étatique (environ 300 euros). L'Etat danois garantit ainsi l'indépendance des jeunes dès leur majorité.

Et, sur ce point, le consensus là encore est total. Dans ce pays de 5,4 millions d'habitants où le taux d'imposition peut atteindre 80 % des revenus, les études sont gratuites, et chacun a droit à six années de bourses d'Etat (à organiser comme bon lui semble), ainsi qu'à des prêts avantageux, quels que soient les revenus des parents. La combinaison des deux peut aboutir à près de 1 000 euros mensuels. "La plupart des étudiants exerçant un emploi à temps partiel, ils disposent ainsi de revenus leur permettant à la fois indépendance et tranquillité d'esprit, commente le sociologue Dominique Bouchet, qui enseigne et vit au Danemark. Les installations universitaires sont de qualité, le nombre de professeurs pour un groupe d'étudiants bien plus élevé qu'ailleurs." Et surtout, insiste-t-il, "il y a droit à l'erreur de parcours, droit à l'hésitation et à l'errance. On peut changer de cap, faire une pause, recommencer plus tard dans une autre branche. Tout itinéraire est respectable, l'idée d'échec n'existe pas."

Pourquoi ? Toujours l'idée, partagée par les employeurs, qu'il importe de "se trouver" et qu'un CV ne se résume pas à la liste des diplômes. "C'est la personnalité qui nous intéresse avant tout, affirme Vagn Sorensen, président de l'entreprise de télécommunications TDC. Quels petits boulots ? Quels voyages ? Quelles expériences de leadership ? De travail bénévole ?" Il faut dire que dans un pays où le taux de chômage est de 1,6 %, autant dire inexistant, le jeune diplômé est très courtisé et c'est lui qui pose ses exigences : horaires, lieu, salaire... "En ce moment, c'est un petit roi !"

Un petit roi qui se lance très tard sur le marché de l'emploi (25-28 ans) et que le gouvernement libéral, inquiet du manque de main-d'oeuvre, des conséquences de la baisse démographique sur le régime de retraite et d'une dégradation possible de l'économie (le Danemark vient de connaître deux trimestres consécutifs de baisse de son PIB) aimerait faire travailler plus tôt. Des incitations à renoncer aux fameuses années "off" sont même imaginées en jouant sur les bourses et le système de notation. Et les Danois sont horrifiés. Bousculer la jeunesse ? Contrarier ses rêves et ses fameux vagabondages ? Sa liberté à trouver doucement sa place ? Jamais !

06Sep 2008

Merde à Edvige

Nous vivons dans une société de plus en plus orwellienne, où le contrôle des citoyens se généralise et se banalise. La société de l"information est un progrès que si elle reste au service de chacun et non pas si elle sert le contrôle de tous. Et on ose encore parler de la France sous le nom "le pays des droits de l'homme"... Il est aussi extrêment saisissant de réaliser que la culpabilité par anticipation décrite par Philipp K. Dick puis filmée par Spielberg dans Minority Report devient de plus en plus réelle.

Le fichier EDVIGE est issu du décret du 27 juin 2008 créant le fichier d’Exploitation Documentaire et Valorisation de l’Information Générale (EDVIGE) : il concerne toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées. Il vise en outre toutes les personnes (ou groupes) "susceptibles de porter atteinte à l’ordre public". Les données fichées, extrêmement larges, concernent les droits et les libertés publiques et individuelles (fichage des militants), les droits des enfants (fichage des mineurs dès 13 ans, fait sans précédent) et le respect de la vie privée (vie sexuelle, état de santé, relations personnelles, comportements, déplacements, appartenance ethnique, etc.). Le fichier EDVIGE représente une nouvelle régression des droits et des libertés publiques et individuelles. Il entérine même un principe d’anticipation des délits, basé sur de pures suppositions.

Comme dirait George Abitbol : Monde de merde...

31Aug 2008

Hibernation migratoire

Non non ce blog n'est pas mort (croyez moi, puisque je vous le dis), il est seulement en profonde hibernation, principalement du fait non pas de l'alternance des saisons mais de mon départ du Danemark et de quelques menus changements dans ma vie qui, entre autres, m'éloignent un peu des claviers. Cependant même profondément endormi, ce blog ne pouvait résister à la publication de la version 2 de Dot Clear (la vraie, pas une Release Candidate, non une toute belle version).

Celà ne fut pas sans peine, principalement du fait des facéties de mon client FTP, mais l'issue fut heureuse, et au passage une nouvelle livrée fait son apparition ; certes elle est un peu froide, j'avoue ne pas retrouver ce que j'aimais dans la toute première et donc en attendant, je zappe d'un thème à l'autre.
Donc amis lecteurs, ne désespérez pas, je devrais bientôt me remettre à l'ouvrage. D'ici là, portez-vous bien.

Edit: Celle-ci était un peu froide (cf photo). Puis j'ai trouvé celle-ci, beaucoup plus funky...

03Jul 2008

Samsø Island : windy cheese !

Read in the New-Yorker, this article on the Samsø Island, a danish island who decided in the 90's to save energy. Surely a god example to reach the 2000W society objective. So now Samsø will not be famous only for its cheese !

Jørgen Tranberg is a farmer who lives on the Danish island of Samsø. He is a beefy man with a mop of brown hair and an unpredictable sense of humor. When I arrived at his house, one gray morning this spring, he was sitting in his kitchen, smoking a cigarette and watching grainy images on a black-and-white TV. The images turned out to be closed-circuit shots from his barn. One of his cows, he told me, was about to give birth, and he was keeping an eye on her. We talked for a few minutes, and then, laughing, he asked me if I wanted to climb his wind turbine. I was pretty sure I didn’t, but I said yes anyway.


We got into Tranberg’s car and bounced along a rutted dirt road. The turbine loomed up in front of us. When we reached it, Tranberg stubbed out his cigarette and opened a small door in the base of the tower. Inside were eight ladders, each about twenty feet tall, attached one above the other. We started up, and were soon huffing. Above the last ladder, there was a trapdoor, which led to a sort of engine room. We scrambled into it, at which point we were standing on top of the generator. Tranberg pressed a button, and the roof slid open to reveal the gray sky and a patchwork of green and brown fields stretching toward the sea. He pressed another button. The rotors, which he had switched off during our climb, started to turn, at first sluggishly and then much more rapidly. It felt as if we were about to take off. I’d like to say the feeling was exhilarating; in fact, I found it sickening. Tranberg looked at me and started to laugh.


Samsø, which is roughly the size of Nantucket, sits in what’s known as the Kattegat, an arm of the North Sea. The island is bulgy in the south and narrows to a bladelike point in the north, so that on a map it looks a bit like a woman’s torso and a bit like a meat cleaver. It has twenty-two villages that hug the narrow streets; out back are fields where farmers grow potatoes and wheat and strawberries. Thanks to Denmark’s peculiar geography, Samsø is smack in the center of the country and, at the same time, in the middle of nowhere.


For the past decade or so, Samsø has been the site of an unlikely social movement. When it began, in the late nineteen-nineties, the island’s forty-three hundred inhabitants had what might be described as a conventional attitude toward energy: as long as it continued to arrive, they weren’t much interested in it. Most Samsingers heated their houses with oil, which was brought in on tankers. They used electricity imported from the mainland via cable, much of which was generated by burning coal. As a result, each Samsinger put into the atmosphere, on average, nearly eleven tons of carbon dioxide annually.

Then, quite deliberately, the residents of the island set about changing this. They formed energy coöperatives and organized seminars on wind power. They removed their furnaces and replaced them with heat pumps. By 2001, fossil-fuel use on Samsø had been cut in half. By 2003, instead of importing electricity, the island was exporting it, and by 2005 it was producing from renewable sources more energy than it was using.


The residents of Samsø that I spoke to were clearly proud of their accomplishment. All the same, they insisted on their ordinariness. They were, they noted, not wealthy, nor were they especially well educated or idealistic. They weren’t even terribly adventuresome. “We are a conservative farming community” is how one Samsinger put it. “We are only normal people,” Tranberg told me. “We are not some special people.” .


This year, the world is expected to burn through some thirty-one billion barrels of oil, six billion tons of coal, and a hundred trillion cubic feet of natural gas. The combustion of these fossil fuels will produce, in aggregate, some four hundred quadrillion B.T.U.s of energy. It will also yield around thirty billion tons of carbon dioxide. Next year, global consumption of fossil fuels is expected to grow by about two per cent, meaning that emissions will rise by more than half a billion tons, and the following year consumption is expected to grow by yet another two per cent.


When carbon dioxide is released into the air, about a third ends up, in relatively short order, in the oceans. (CO2 dissolves in water to form a weak acid; this is the cause of the phenomenon known as “ocean acidification.”) A quarter is absorbed by terrestrial ecosystems—no one is quite sure exactly how or where—and the rest remains in the atmosphere. If current trends in emissions continue, then sometime within the next four or five decades the chemistry of the oceans will have been altered to such a degree that many marine organisms—including reef-building corals—will be pushed toward extinction. Meanwhile, atmospheric CO2 levels are projected to reach five hundred and fifty parts per million—twice pre-industrial levels—virtually guaranteeing an eventual global temperature increase of three or more degrees. The consequences of this warming are difficult to predict in detail, but even broad, conservative estimates are terrifying: at least fifteen and possibly as many as thirty per cent of the planet’s plant and animal species will be threatened; sea levels will rise by several feet; yields of crops like wheat and corn will decline significantly in a number of areas where they are now grown as staples; regions that depend on glacial runoff or seasonal snowmelt—currently home to more than a billion people—will face severe water shortages; and what now counts as a hundred-year drought will occur in some parts of the world as frequently as once a decade.

17Apr 2008

"Unissez vous sans copuler !" en danois dans le texte

Lu dans Libé ce matin, cette brève sur l'église du Danemark.
Combien de fois avons nous entendu un curé dire aux jeunes mariés "Unissez vous pour faire des enfants", alors même que souvent, le couple vit quasi maritalement depuis des années...

«Une mauvaise vie sexuelle conduit à des difficultés maritales comme à des divorces.» L’auteur de cette sentence ? Poul Joachim Stender, 55 ans, pasteur luthérien. Celui qui fut l’année dernière candidat malheureux à l’archevêché de Roskilde, au Danemark, est à l’origine d’un appel mettant en garde contre la chasteté. Rejoint par d’autres pasteurs, il a fait remarquer au journal chrétien Kristeligt Dagblad que l’«on [pouvait] discerner dans la Bible un clair et retentissant appel en faveur de la sexualité». S’inquiétant que le sexe soit toujours si tabou au sein de cette Eglise d’Etat, il organise des rencontres au cours desquelles des couples évoquent leur vie sexuelle. «Il s’agit de trouver l’énergie après une journée de travail. Le sexe doit passer avant le ménage ou la lecture du journal.» Ses ouailles sont prévenues.

15Apr 2008

Du rock belge, une fois !


Girls in Hawaii - "This farm will end up in fire "

13Apr 2008

Mash-ups

I learned today what people call a mash-up. You need some gifted geek with a decent collection of movies and a good musical culture. And then you mix eveything in a new and original video clip. Here are two mash-ups one with Radiohead, the other with Arcade Fire. It was fun to see in the comments of the Arcade Fire clip that several visitors did not recognize the original movie : probably a hint telling me that most of the web-skaters are definetely less than 30.



07Apr 2008

Roskilde, a long time ago



I was going through my pictures from Roskilde festival and I found that one I had forgotten but I really like. The stage looks like a UFO coming directly from "Close Encounters of the Third Kind". Danmark is fine when it stops raining :-)

19Mar 2008

You're an organ donnor

Lundi dernier, malgrè une tempête de neige aussi violente qu'hors-saison, je suis allé à Vega ecouter et voir The Hard Sell, un spectacle proposé par DJ Shadow et Cut Chemist, deux DJ californiens. C'était aussi l'occasion de refaire la fête pas une dernière fois mais presque avec mes amis de Kbh, et de ce côté là, on a fait carton plein !


Première partie, Kid Koala, qui bien qu'âgé de 34 ans, en paraît 20, et est super doué avec ses platines. Un résultat très dansant, franchement je vais essayer de me rappeler de lui.


Puis vient the Hard Sell et tout d'abord l'explication : il s'agit de ne mixer que des 45 tours, qui offrent une surface toute petite pour les petits doigts musclés de nos DJs favoris. Du coup c'est plus dur, mais c'est plus fun et il faut inventer. Et quand il faut inventer, ils ne sont pas les derniers.


C'était très très bon, beaucoup d'humour et de groove malgrès quelques danois avec un balai d'anti-funk dans le cul mais bon maintenant j'en prends mon parti et je ne me formalise plus de me fritter avec des danois à chaque concert.


Et en final, ces deux grands malades quittent leurs 8 platines hi-tech, et avec un tourne-disque portatif et un sampleuren bandoulière s'avancent et nous livrent un dernier mix. Franchement si vous voulez voir de l'électro inventive et drôle, ne ratez pas The hard sell.

17Mar 2008

Comment j'ai découvert que je n'étais pas asthmatique

menage.jpg
free music

Hier un soleil radieux régnait sur København, rendant finalement très agréable la fraicheur encore toute scandinave de ce dimanche annonciateur du printemps. Conjointement à cette belle journée, la venue prochaine de visiteurs me poussait à réaliser le grand nettoyage de printemps. Aspirateurs, balais et serpillères furent de la partie, quelques voyages aux containers à poubelle aussi, et pour finir détartrage massif : bouilloire, cafetière, fer à repasser ont vu leur calotte calcaire se faire dissoudre. Restait un seul objet épargné par cette frénésie nettoyante, mon ordinateur portable. Bien décidé à débarrasser le clavier de toute la poussière accumulée en 2 ans de bons et loyaux services, je me saisis de l'aspirateur et essaye d'aspirer sans tout arracher. Hélas, mes précautions s'avèrent inutiles et soudain une touche s'envole et disparaît dans le maelström du sac de l'aspirateur.

Prenant mon courage et une cuvette d'eau à deux mains, me voilà à vider le sac poignée par poignée, et à inspecter tel un orpailleur le résultat de ma pêche. Après une demie-douzaine de pièces de 25 øre, deux petits soldats en plastique, une allumette et une poignée d'agrafes, je finis par mettre la main sur mon point-virgule. Rincé, séché, clipsé, quelques minutes plus tard mon clavier retrouvait sa plénitude. Et moi, après avoir remué pendant près d'une heure moutons et débris en tous genres, je concluais ma journée par deux enseignements plein de sagesse qu'aucun moine shao-lin ne saurait remettre en cause:

  • je ne suis pas asthmatique car si je l'étais je serais déjà agonisant à côté d'un réservoir de ventoline vide
  • les aspirateurs sans sacs, ça doit avoir du bon !

13Mar 2008

Names and Bells

It is usually not really difficult to remember names of people in Dk, not because they are easy to pronounce but because they are all the same. It is a fact I can see every day but mainly when I am checking my mailbox. Around some foreigners names (italian, french and german), I can see plenty of Anders or Frederic. And last names do not benefit from a larger pool of names. Sometimes it is even a bit absurd, a famous danish scientist is called something like Anders Anderson. As a consequence, Danes use to give their second first name to avoid confusions. It becomes really funny when you visit a friend and you see two or three times the same lastname on the bell board. If you do not know where to ring, the best option is to ring on all of them, sometimes their are from the same family, indeed the way Danes are buying their apartment tends to create clusters of siblings and friends in buildings.

11Mar 2008

Coming soon...

DJ Shadow and Cut Chemist in København, at Vega, and I will be there !


Midnight in a perfect world


Six Days

11Mar 2008

Impro du capitaine

Ah fureur et damnation, poussé par Miss Google, je suis allé sur le site de la compagnie du capitaine, toujours aussi vive et inventive. Pas moyen de décrocher.




cie du capitaine: impro Prof Funk par cieducapitaine

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